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L’éditorial de Jean-Claude Mailly

Éphéméride

10 février 1794

Suicide de Jacques Roux
Curé de province, Jacques Roux est révoqué en 1790 pour avoir participé à l’attaque de châteaux. Il se réfugie à Paris où il renonce à la prêtrise. Roux milite à la section des Grainvilliers très peuplée par des pauvres et de petits salariés. Très vite il devient un des leaders des sans-culottes, membre de ce (...)

Curé de province, Jacques Roux est révoqué en 1790 pour avoir participé à l’attaque de châteaux. Il se réfugie à Paris où il renonce à la prêtrise. Roux milite à la section des Grainvilliers très peuplée par des pauvres et de petits salariés. Très vite il devient un des leaders des sans-culottes, membre de ce courant surnommé les Enragés. Roux dénonce les riches, la spéculation. Il approuve les saisies de denrées et la taxation d’office. Le pillage des boulangeries par le peuple le 25 février 1793 est appelée « la journée de Jacques Roux ». Le 25 juin 1793, Roux conduit une délégation à la Convention pour présenter ce que l’on appelle le « Manifeste des Enragés ». Il y déclare : « La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. L’égalité n’est qu’un vain fantôme quand le riche, par le monopole exerce le droit de vie et de mort sur son semblable ». Il est chassé de la salle sous les huées. Tandis que la répression jacobine menace, Roux se radicalise dans son journal Le Publiciste de la République française, critiquant l’administration et les profiteurs de guerre.
Il est arrêté sur ordre du Comité de Salut public le 5 septembre 1793 et se suicide peu avant son procès.