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Disparition de Marc Blondel

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Le Bureau Confédéral, les militantes et les militants de la cgt Force Ouvrière ont la douleur d’annoncer la disparition de Marc Blondel, militant syndicaliste et ancien secrétaire général de la cgt Force Ouvrière de 1989 à 2004.

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Éphéméride

4 décembre 1914

Les « Martyrs de Vingré »
Comme vingt-quatre autres poilus injustement accusés d’avoir reculé devant l’ennemi, Henry Floch a été jugé ; il sera fusillé avec cinq de ses camarades (Durantet, Blanchard, Gay, Pettelet et Quinault), à Vingré le 4 décembre 1914. Réhabilité le 29 janvier 1921, c’est l’un des six « Martyrs de Vingré ». « (...)

Comme vingt-quatre autres poilus injustement accusés d’avoir reculé devant l’ennemi, Henry Floch a été jugé ; il sera fusillé avec cinq de ses camarades (Durantet, Blanchard, Gay, Pettelet et Quinault), à Vingré le 4 décembre 1914. Réhabilité le 29 janvier 1921, c’est l’un des six « Martyrs de Vingré ».

« Ma bien chère Lucie, Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé. Voici pourquoi : Le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, et alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m’ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J’ai profité d’un moment de bousculade pour m’ échapper des mains des Allemands, J’ai suivi mes camarades, et ensuite, j’ai été accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi.
Nous sommes passés vingt-quatre hier soir au Conseil de Guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple. Mon portefeuille te parviendra et ce qu’il y a dedans. Je te fais mes derniers adieux à la hâte, les larmes aux yeux, l’âme en peine. Je te demande à genoux humblement pardon pour toute la peine que je vais te causer et l’embarras dans lequel je vais te mettre.
Ma petite Lucie, encore une fois, pardon. Je vais me confesser à l’instant, et espère te revoir dans un monde meilleur.
Je meurs innocent du crime d’abandon de poste qui m’est reproché. Si au lieu de m’échapper des Allemands, j’étais resté prisonnier, j’aurais encore la. vie sauve. C’est la fatalité.
Ma dernière pensée, à toi, jusqu’au bout.

Henry Floch »

Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume, Paroles de Poilus. Lettres et carnets du front. 1914-1918, Paris, Librio, 1998. 187 pages.