Pratique

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Jeudi 30 juin

Loi Travail
Le projet de loi sur les nouvelles libertés et nouvelles protections pour les entreprises et les actif(ve)s (projet de loi Travail), après son examen au Sénat, revient à l’Assemblée nationale devant la commission des Affaires sociales.

Quelques chiffres
L’Insee, comme chaque mois ou trimestre, publie une série d’indicateurs. En l’occurrence ceux de la dette trimestrielle, dite de Maastricht, des administrations publiques (chiffres au premier trimestre), des dépenses de consommation des ménages en biens (mai), de l’inflation (juin).


Samedi 2 juillet

FO sur le Tour
FO s’élance ce samedi sur les routes du Tour de France, depuis le Mont-Saint-Michel. Pour cette nouvelle édition de la plus célèbre course cycliste, sans doute l’un des événements majeurs du sport mondial, FO sera à nouveau présente dans la caravane. Un numéro spécial de FO Hebdo a été édité, qui fait une large place à une information de très grande qualité, reconnue, sur l’épreuve elle-même. Mais qui n’en oublie pas pour autant les devoirs de vacances du salarié avec un quiz des droits, une révision de la lecture de la feuille de paie, et, cette année, l’importance de relayer la campagne des élections TPE qui auront lieu en novembre et décembre.


Mardi 5 juillet

TTIP
Pascal Pavageau participe à une réunion du comité de suivi stratégique de la politique commerciale (concernant, entre autres, les projets de traités de libre-échange TTIP et PISA) présidée par Matthias Felk, secrétaire d’État chargé du commerce extérieur.

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En complément

Éphéméride

28 mai 1871

L’assassinat d’Eugène Varlin
Louise Michel décrit l’assassinat par les Versaillais d’Eugène Varlin qui est resté dans l’histoire du mouvement ouvrier, comme elle-même, le symbole du soulèvement populaire. « La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. Ce dernier coup de canon à double charge (...)

Louise Michel décrit l’assassinat par les Versaillais d’Eugène Varlin qui est resté dans l’histoire du mouvement ouvrier, comme elle-même, le symbole du soulèvement populaire. 
« La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. Ce dernier coup de canon à double charge énorme et lourd ! Nous sentions bien que c’était la fin ; mais tenaces comme on l’est dans la défaite, nous n’en convenions pas...
Ce même dimanche 28 mai, le maréchal Mac-Mahon fit afficher dans Paris désert : “Habitants de Paris, l’armée de la France est venue vous sauver ! Paris est délivré, nos soldats ont enlevé en quatre heures les dernières positions occupées par les insurgés. Aujourd’hui la lutte est terminée, l’ordre, le travail, la sécurité vont renaître”. Ce dimanche-là, du côté dela rue de Lafayette, fut arrêté Varlin : on lui lia les mains et son nom ayant attiré l’attention, il se trouva bientôt entouré par la foule étrange des mauvais jours. On le mit au milieu d’un piquet de soldats pour le conduire à la butte qui était l’abattoir. La foule grossissait, non pas celle que nous connaissions : houleuse, impressionnable, généreuse, mais la foule des défaites qui vient acclamer les vainqueurs et insulter les vaincus, la foule du vae victis éternel. La Commune était à terre, cette foule, elle, aidait aux égorgements. On allait d’abord fusiller Varlin près d’un mur, au pied des buttes, mais une voix s’écria : “il faut le promener encore” ; d’autres criaient : “allons rue des Rosiers”.
Les soldats et l’officier obéirent ; Varlin, toujours les mains liées, gravit les buttes, sous l’insulte, les cris, les coups ; il y avait environ deux mille de ces misérables ; il marchait sans faiblir, la tête haute, le fusil d’un soldat partit sans commandement et termina son supplice, les autres suivirent. Les soldats se précipitèrent pour l’achever, il était mort. Tout le Paris réactionnaire et badaud, celui qui se cache aux heures terribles, n’ayant plus rien à craindre vint voir le cadavre de Varlin. Mac Mahon, secouant sans cesse les huit cents et quelques cadavres qu’avait fait la Commune, légalisait aux yeux des aveugles la terreur et la mort. Vinoy, Ladmirault, Douay, Clinchamps, dirigeaient l’abattoir écartelant Paris, dit Lissagaray, à quatre commandements.
Combien eût été plus beau le bûcher qui, vivants, nous eût ensevelis, que cet immense charnier ! Combien de cendres semées aux quatre vents pour la liberté eussent moins terrifié les populations, que ces boucheries humaines ! Il fallait aux vieillards de Versailles ce bain de sang pour réchauffer leurs vieux corps tremblants. »

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