Société - FO Hebdo

Après le 13 novembre : défendre la démocratie et les valeurs républicaines

, Jean-Claude Mailly

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Terrorisme, barbarie, lâcheté, horreur, les mots se bousculent pour qualifier les attentats qui ont ensanglanté Paris vendredi dernier.

Nous pensons d’abord à toutes celles et ceux qui ont perdu un ou plusieurs proches qui assistaient au concert au Bataclan ou qui étaient attablés aux terrasses.

Rien ne peut justifier de tels actes fanatiques.

Il s’agissait bien de tuer des innocents, de vouloir faire peur, de terroriser.

Au-delà des troubles géopolitiques importants qui secouent la planète, notamment depuis la guerre du Golfe, ce sont aussi des valeurs et principes qui sont reniés, dont celui de la démocratie, régime qui permet non seulement la reconnaissance des divergences mais aussi leur libre expression.

C’est toute la différence entre démocratie et totalitarisme.

Plus que jamais il nous faut donc défendre non seulement la démocratie, mais aussi les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.

Ne pas céder sur ces valeurs et sur leur mise en œuvre est une impérieuse nécessité.

Cela, bien entendu, face aux menaces, attaques et actes barbares venant de l’extérieur.

Mais aussi, chaque jour, pour défendre le service public républicain trop souvent oublié, contourné ou remis en cause dans son champ, son rôle, son essence même.

De ce point de vue, nous ne confondons pas l’union nationale avec la nécessaire unité et indivisibilité de la république.

Nous devons aussi saluer et rendre hommage à l’ensemble des services publics nationaux, hospitaliers et territoriaux pour leur professionnalisme, leur sens du service public et de la solidarité, leur engagement, parfois au péril de leur vie.

Par ailleurs, comme le fait remarquer le juge Marc Trevidic, il faut renforcer les effectifs des magistrats et des enquêteurs de police judiciaire. Ce que demandent nos syndicats de la police et de la magistrature.

La république est un atout et un idéal, rien ne doit pouvoir l’affaiblir ou la détourner, à l’intérieur comme de l’extérieur. 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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Éphéméride

19 février 1788

Création de la Société des Amis des Noirs
La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une (...)

La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une émancipation immédiate des esclaves. Grâce à cette propagande, 49 cahiers de doléances sur 600 mentionnèrent dans leurs revendications l’abolition de l’esclavage.
La Convention abolit l’esclavage le 4 février 1794 en ces termes :
« La Convention déclare l’esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »
Sans amoindrir la portée émancipatrice de cette décision historique, on ne peut passer sous silence que certaines de ses raisons avaient aussi une portée de politique internationale : c’était un moyen de lutte contre les Anglais.
Bonaparte rétablit l’esclavage par la loi du 10 mai 1802 .