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Ça rame à 70 000 pour les autoroutes ferroviaires

, Michel Pourcelot

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Train de l’autoroute ferroviaire alpine (sans voiture pour les chauffeurs) descendant vers Saint-Jean-de-Maurienne. Photographie de Mouliric (Own work) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

Le nombre d’« unités » transportées par les autoroutes ferroviaires en France s’est élevé à 70 000 pour l’année 2015, a souligné la Cour des comptes dans son dernier rapport présenté le 8 février, alors que l’objectif de 500 000 a été fixé pour 2020 par le Grenelle de l’Environnement en 2007, soit 450 000 tonnes de CO2 de moins par an. Les autoroutes ferroviaires ne représentent que 4 % du volume du fret ferroviaire en France, souligne ce rapport qui, sans surprise, préconise la concession plutôt qu’une action cohérente de l’État.

Un chemin de fer en mauvaise voie

Il n’y a que trois autoroutes ferroviaires opérationnelles en France. La troisième, la ligne Calais-le Boulou (Pyrénées-Orientales), la plus longue ligne de ferroutage d’Europe, avait été lancée, avec du retard, le 29 mars 2016 avant de voir son service interrompu le 10 juillet suivant. Elle n’a repris son trafic que le 7 février dernier, après près de sept mois d’interruption pour cause de travaux de sécurisation à Calais. Reliant l’Angleterre à l’Espagne, elle peut transporter jusqu’à 40 semi-remorques, évitant ainsi un parcours routier de quelque 1 200 km et la dissémination de tonnes de CO2. Par ailleurs, le rapport note également que le fret ferroviaire est moins présent en 2014 qu’en 2006 : -16 % contre +30 % pour le fluvial et +32 % pour la route. Pas vraiment ce qu’envisageait la feuille de... route du Grenelle de l’Environnement.

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Début du génocide arménien, avec l’arrestation et l’assassinat de 600 notables à Constantinople. Les soldats arméniens sous l’uniforme turc sont désarmés, envoyés aux travaux forcés puis fusillés. En un peu plus d’un an, près d’un million (entre 800 000 et 1 250 000) d’Arméniens périssent, soit presque la moitié de la population arménienne ottomane. Les Turcs s’accordent à reconnaître un maximum de 300 000 victimes, mais refusent d’y voir une extermination planifiée et donc un génocide.