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Ces livres que vous ne lirez jamais

, Corinne Kefes

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Au paradis des manuscrits refusés, Irving Finkel JC Lattès, 318p, 19 €

Au fin fond de la campagne anglaise existe un lieu curieux : la bibliothèque des refusés. Elle a pour vocation de recevoir toutes les productions littéraires et musicales dûment refusées par le monde de l’édition. Un endroit bien singulier, tout comme l’ensemble du livre d’ailleurs, qui fait la part belle aux péripéties loufoques, voire absurdes, dans un humour anglais très pince-sans-rire.

Car tout paraît incongru dans cette bibliothèque : pas de catalogue, une ouverture vers l’extérieur réduite, un effet de démesure entre le travail fourni, les soins pris, les questionnements soulevés et la finalité de toute cette activité. Car l’enjeu est de faire connaître sans rendre public, de produire sans publier. Et le comble, c’est que personne ne semble dupe d’avoir une « non-carrière débordante d’activités stériles ».

Ce livre est un hymne aux productions humaines, quels qu’en soient la nature ou le talent, et une réflexion sur le monde de l’édition dont les choix questionnent parfois quant à la valeur accordée à l’œuvre éditée.

Finalement, cette bibliothèque qui veut sauvegarder des textes recalés ne fait que les mettre dans une boîte un peu plus grande : ils resteront inédits à tout jamais. La fin du roman conclut l’histoire en toute logique : la bibliothèque des refusés ne fait pas allusion aux ouvrages qu’elle reçoit mais aux importuns qui se risquent à vouloir la fréquenter. 

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Éphéméride

27 février 1848

Création des Ateliers nationaux
Pour donner plus d’effet au décret de Louis Blanc, affirmant la reconnaissance du droit au travail, le gouvernement provisoire crée des Ateliers nationaux afin de procurer du travail aux millions de chômeurs. Du 24 mars au 20 juin, 120.000 ouvriers travaillaient aux chantiers de terrassements (...)

Pour donner plus d’effet au décret de Louis Blanc, affirmant la reconnaissance du droit au travail, le gouvernement provisoire crée des Ateliers nationaux afin de procurer du travail aux millions de chômeurs.

Du 24 mars au 20 juin, 120.000 ouvriers travaillaient aux chantiers de terrassements pour un salaire uniforme de 2. francs, puis 1 franc 14 centimes par jour. Mais le gouvernement, estimant que le maintien des Ateliers nationaux mettrait en péril les finances de l’État, décida de les dissoudre. Ce fut la cause principale de l’insurrection ouvrière du 24 juin 1848.