FO Hebdo n°3227 du 25 janvier 2017 - FO Hebdo

CPF + C3P + CEC = CPA, une équation à inconnues

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Les droits liés au compte personnel d’activité sont rattachés à la personne jusqu’à son décès. © HAMILTON / REA

Nouveauté - Le compte personnel d’activité (CPA) est entré en vigueur le 1er janvier et rassemble plusieurs dispositifs.
Déploiement - Il ne concerne que les salariés du privé et sera opérationnel pour les fonctionnaires en 2018.
Attention - FO restera vigilante pour éviter toute dérive vers une individualisation de droits collectifs.

Éditorial, par Jean-Claude Mailly
- L’augmentation du pouvoir d’achat, une nécessité sociale et économique

Événement 2-3
- Le CPA, mode d’emploi
- CPF : un droit universel à la formation
- Un nouveau compte engagement citoyen pour valoriser le bénévolat

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Actualité 4-5
- Démographie : la France fait moins de bébés et vieillit
- À Évry, on expulse les syndicats
- Auchan : il ne fait pas bon être enceinte pour le management
- Interview : Encore une loi travail contre les travailleurs en Inde
- Impôt sur les sociétés : un avenir européen ?

Idées 6
- Affections de longue durée : un remboursement à 100 % en trompe l’œil

Pratique 7
- Le chiffre de la semaine
- Grève en cassation : l’illimité en question
- Agenda

Entre militants 8
- Portrait - De l’e-mail au terrain

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En complément

Éphéméride

28 mai 1871

L’assassinat d’Eugène Varlin
Louise Michel décrit l’assassinat par les Versaillais d’Eugène Varlin qui est resté dans l’histoire du mouvement ouvrier, comme elle-même, le symbole du soulèvement populaire. « La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. Ce dernier coup de canon à double charge (...)

Louise Michel décrit l’assassinat par les Versaillais d’Eugène Varlin qui est resté dans l’histoire du mouvement ouvrier, comme elle-même, le symbole du soulèvement populaire. 
« La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. Ce dernier coup de canon à double charge énorme et lourd ! Nous sentions bien que c’était la fin ; mais tenaces comme on l’est dans la défaite, nous n’en convenions pas...
Ce même dimanche 28 mai, le maréchal Mac-Mahon fit afficher dans Paris désert : “Habitants de Paris, l’armée de la France est venue vous sauver ! Paris est délivré, nos soldats ont enlevé en quatre heures les dernières positions occupées par les insurgés. Aujourd’hui la lutte est terminée, l’ordre, le travail, la sécurité vont renaître”. Ce dimanche-là, du côté dela rue de Lafayette, fut arrêté Varlin : on lui lia les mains et son nom ayant attiré l’attention, il se trouva bientôt entouré par la foule étrange des mauvais jours. On le mit au milieu d’un piquet de soldats pour le conduire à la butte qui était l’abattoir. La foule grossissait, non pas celle que nous connaissions : houleuse, impressionnable, généreuse, mais la foule des défaites qui vient acclamer les vainqueurs et insulter les vaincus, la foule du vae victis éternel. La Commune était à terre, cette foule, elle, aidait aux égorgements. On allait d’abord fusiller Varlin près d’un mur, au pied des buttes, mais une voix s’écria : “il faut le promener encore” ; d’autres criaient : “allons rue des Rosiers”.
Les soldats et l’officier obéirent ; Varlin, toujours les mains liées, gravit les buttes, sous l’insulte, les cris, les coups ; il y avait environ deux mille de ces misérables ; il marchait sans faiblir, la tête haute, le fusil d’un soldat partit sans commandement et termina son supplice, les autres suivirent. Les soldats se précipitèrent pour l’achever, il était mort. Tout le Paris réactionnaire et badaud, celui qui se cache aux heures terribles, n’ayant plus rien à craindre vint voir le cadavre de Varlin. Mac Mahon, secouant sans cesse les huit cents et quelques cadavres qu’avait fait la Commune, légalisait aux yeux des aveugles la terreur et la mort. Vinoy, Ladmirault, Douay, Clinchamps, dirigeaient l’abattoir écartelant Paris, dit Lissagaray, à quatre commandements.
Combien eût été plus beau le bûcher qui, vivants, nous eût ensevelis, que cet immense charnier ! Combien de cendres semées aux quatre vents pour la liberté eussent moins terrifié les populations, que ces boucheries humaines ! Il fallait aux vieillards de Versailles ce bain de sang pour réchauffer leurs vieux corps tremblants. »

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