Portrait - FO Hebdo

De l’e-mail au terrain

, Evelyne Salamero

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Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

L’Union nationale FO du Funéraire est tirée vers le haut par une équipe prête à parcourir des centaines de kilomètres pour discuter avec quelques salariés.

De 45 adhérents il y a quatre ans, ils sont passés à 220 aujourd’hui. Et portés par leur excellent résultat lors des élections professionnelles de fin 2016 chez OGF-PFG, leader français des pompes funèbres, les responsables de l’Union nationale FO du Funéraire ont bien l’intention de continuer leur progression. Ils sont une dizaine de délégués syndicaux à sillonner les routes de France et à multiplier les rencontres dans un dépôt, une arrière-salle de café, dans une salle d’une union départementale, où que ce soit, il faut discuter directement avec les gens. Nous l’avons fait pendant quatre ans, cela prend beaucoup de temps et d’énergie, mais ça paye, explique Bruno Grenier, secrétaire général. L’équipe a appris de ses erreurs et n’hésite pas à le dire.

Autre clé du succès : le positionnement de FO contre la loi El Khomri

6 000

C’est le nombre de salariés d’OGF-PFG, soit un tiers des 18 000 du secteur. Une myriade de TPE emploie le restant.

Bruno se souvient : En 2012, on a pris une douche froide, on se croyait les rois du monde avec nos smartphones, nos e-mails, nos sms, et au final : moins quatre points aux élections. Alors on a décidé d’éteindre les ordinateurs. Enfin presque, bien sûr. Mais depuis, « le terrain » est leur maître mot. Autre élément déterminant de leur succès, expliquent-ils : le positionnement de la confédération FO contre la loi El Khomri. Dans l’entreprise, la CFDT a reculé de 14 % et quelques-uns de ses adhérents ont déchiré leur carte pour rejoindre FO.