Communiqué de FO

Déclaration de la Commission Exécutive confédérale du 16 juin 2016

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Pour la quatrième fois depuis qu’il est Premier ministre, Manuel Valls a recouru mardi 10 mai 2016 à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi sur le travail. Photographie : F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0

La Commission Exécutive de Force Ouvrière dénonce les propos du Premier ministre qui, face à un projet de loi multi minoritaire (contesté par 60% de syndicats représentatifs et imposé au 49.3 en première lecture à l’Assemblée Nationale), refuse tout dialogue social.

En surfant sur des violences inacceptables que Force Ouvrière a toujours fermement condamnées, en accusant les syndicats et en menaçant d’interdire les manifestations, le Premier Ministre manque de sang-froid et de responsabilité.

Depuis plusieurs mois Force Ouvrière met, en particulier, l’accent sur les points les plus dangereux du projet de loi dont l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle n’acceptera jamais.

La Commission Exécutive appelle les pouvoirs publics à se ressaisir et, plutôt qu’invoquer le dialogue social, à pratiquer sérieusement et concrètement la concertation indispensable dans une démocratie. Force Ouvrière a déposé des propositions précises.

D’ores et déjà la Commission Exécutive de Force Ouvrière prévient que s’il prenait l’idée au gouvernement de passer en force à l’Assemblée Nationale en juillet avec le 49.3, elle ne lâcherait pas, y compris à la rentrée.

Adoptée à l’unanimité

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27 février 1848

Création des Ateliers nationaux
Pour donner plus d’effet au décret de Louis Blanc, affirmant la reconnaissance du droit au travail, le gouvernement provisoire crée des Ateliers nationaux afin de procurer du travail aux millions de chômeurs. Du 24 mars au 20 juin, 120.000 ouvriers travaillaient aux chantiers de terrassements (...)

Pour donner plus d’effet au décret de Louis Blanc, affirmant la reconnaissance du droit au travail, le gouvernement provisoire crée des Ateliers nationaux afin de procurer du travail aux millions de chômeurs.

Du 24 mars au 20 juin, 120.000 ouvriers travaillaient aux chantiers de terrassements pour un salaire uniforme de 2. francs, puis 1 franc 14 centimes par jour. Mais le gouvernement, estimant que le maintien des Ateliers nationaux mettrait en péril les finances de l’État, décida de les dissoudre. Ce fut la cause principale de l’insurrection ouvrière du 24 juin 1848.