Le chiffre de la semaine - FO Hebdo

Deutsche Bank une prune à 14 milliards

, Michel Pourcelot

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Par © Raimond Spekking / CC BY-SA 4.0 (via Wikimedia Commons), CC BY-SA 4.0, Lien.

La Deutsche Bank est menacée par les États-Unis d’une amende record de 14 milliards de dollars, soit un peu plus de 12,5 milliards d’euros, pour son rôle dans la crise des subprimes, elle-même à l’origine de la crise actuelle. C’est l’un des quelque 8 000 litiges auxquels doit faire face la Deutsche Bank AG, fondée en 1870, allemande mais convertie à la financiarisation mondiale et aux produits dérivés en tout genre. Elle vient d’accepter de payer 38 millions de dollars pour ne pas répondre de poursuites pour manipulation de cours de concert avec d’autres banques.

Et pour 1 000 licenciements de plus

Une possible diminution de l’amende grâce à des négociations avec le département de la Justice (DoJ) américain ainsi que l’arrivée éventuelle de fonds du Golfe, notamment du Qatar, et de Chine, devraient permettre au géant bancaire allemand de s’en sortir. Ce qui n’est pas le cas de tous ses employés, des milliers de licenciements étant déjà programmés depuis un an : 9 000 dans le monde, dont 3 000 en Allemagne et encore 1 000 autres annoncés début octobre. En juillet dernier, son patron, le Britannique John Cryan, un ancien d’Arthur Andersen et d’UBS, avait prévenu que si la faiblesse actuelle de l’environnement économique persiste, nous devrons nous montrer encore plus ambitieux dans le calendrier et l’intensité de notre restructuration, sans toutefois aborder les causes de cet affaiblissement de l’économie.

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On apprend l’arrivée en Corse de parachutistes qui soutiennent un comité de salut public, créé à l’exemple et à l’instigation de celui d’Alger le 13 mai. Là, le 15 mai, le« Vive de Gaulle »de Salan a de larges échos ; le 19, de Gaulle déclare qu’il se tient à la disposition du pays ; Antoine Pinay puis Guy Mollet prennent contact avec lui.