Emploi et Salaires

EDF SA, la mobilisation s’amplifie !

, Énergie et Mines

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Photographie : FO Énergie et Mines

Communiqué de FO Énergie et Mines

La journée de mobilisation du 21 janvier contre la casse programmée d’EDF et les suppressions d’emplois a été une vraie réussite. En dépit de la défection d’une organisation syndicale pour des raisons qu’on a peine à comprendre, le mouvement a été plus suivi que le précédent selon les chiffres mêmes de la direction. En réalité, c’est quasiment un agent sur deux d’EDF SA qui était absent ce 21 janvier.

Parallèlement, la baisse de production a été importante du fait de l’action des agents du nucléaire, du thermique et de l’hydraulique. Il y a eu 11 500 MW de baisse cumulés entre ces différents moyens de production. L’agence de presse Reuters elle-même indiquait qu’à 16 h hier, la France importait 2 000 MW alors qu’elle en exportait la veille 4 200 MW à la même heure avec des niveaux de température et de consommation similaires.

S’agissant du CCE qui avait à examiner le plan de suppression d’emplois, FO a décidé de ne pas cautionner cette parodie et de quitter cette séance. Elle a participé ensuite activement à une conférence de presse, devant le siège du CCE, pour expliquer sa position.

Chaque salarié peut juger lui-même de ce que veut mettre en oeuvre la Direction. Extraits du dossier du CCE :

« Sur le périmètre d’EDF SA, les effectifs devraient donc diminuer d’environ 5 % sur la période 2016-2018. Les négociations qui pourraient s’engager (elles sont finies) sur le temps de travail et l’organisation du travail visent à améliorer la performance des collectifs de travail. Les impacts éventuels ne sont pas pris en compte à ce stade ».

Nous voilà donc avertis : Travaillez plus, vous serez encore moins nombreux…

Nous constatons que malgré les challenges à relever et les objectifs ambitieux et optimistes de CAP 2030, nous sommes face à un véritable plan social déguisé. Cherchez la logique de tout cela !

À noter également que les courbes d’emploi sont réalisées à moins 4 000, hors Fessenheim, hors mise en demeure sur l‘hydraulique, hors fermeture anticipée du thermique à flamme, hors impact de l’accord temps de travail si celui-ci est signé, hors coût du projet Hinkley Point si celui-ci devait malheureusement être lancé.

En réalité, on va tout droit vers des suppressions encore plus importantes. Moins de 6 000 emplois ? Drôle de projet social qui nous mène droit vers le déclin.

Que ce soit en CCE ou dans la déclinaison dans les métiers, FO Énergie et Mines ne participera pas à une opération de démantèlement de l’entreprise.

FO Énergie et Mines le réaffirme. Ce n’est pas aux salariés de payer les pots cassés d’une politique de l’État mortifère à l’encontre d’EDF et de l’impuissance du Président d’EDF à y faire face.

C’est fort du résultat de cette action que FO Énergie et Mines va poursuivre ses interventions auprès des Pouvoirs Publics dans le prolongement de sa lettre ouverte au Président de la République.


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Alors que près d’un agent sur deux d’EDF SA était en grève le 21 janvier, soit plus encore que lors des précédentes mobilisations de ces derniers mois, certains se sont rassemblés devant le siège du CCE où FO a tenu une conférence de presse. Les grévistes s’opposaient notamment à la réduction de 5% des effectifs d’ici 2018. Il risque d’y avoir plus de suppressions de postes qu’annoncé alerte FO, avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques.
Photographie : FO Énergie et Mines

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Sur l’auteur

Énergie et Mines

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Vincent HERNANDEZ
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