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Équilibre du réseau électrique : bien situer les responsabilités !

, Énergie et Mines

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Communiqué de la Fédération FO Énergie et Mines

La communication de Réseau de transport d’électricité (RTE) sur l’équilibre production-consommation électrique pour la semaine du 16 au 20 janvier a confirmé les risques de délestages.

En effet, en cas de température de -10° centigrades par rapport aux normales de saison, la consommation prévue serait d’environ 102 000 Mégas Watts. Or, à ce niveau de demande, et même en utilisant des leviers tels que la baisse de -5 % sur les tensions, et l’effacement contractualisés en amont des clients électro-intensifs ; ceci pourrait être insuffisant.

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

Cette situation est directement provoquée par une vision idéologique européenne approuvée par les gouvernements français successifs qui ont déréglementé le secteur de l’électricité et du gaz.

Le résultat est accablant : difficultés de toutes les entreprises énergétiques françaises (vente par l’État de nouvelles parts dans ENGIE et attaques tous azimuts contre EDF), mise en place d’une concurrence qui fragilise la sécurité d’approvisionnement de notre pays, les nouveaux opérateurs n’étant là que pour faire du profit.

Dans cette période tendue, c’est le nucléaire et le thermique classique qui assurent principalement l’équilibre du réseau électrique.

Sur le nucléaire, FO souligne que tous les contrôles diligentés par l’Autorité de Sûreté nucléaire pour vérification suite à des difficultés rencontrées avec un sous-traitant japonais, se sont révélés négatifs.

C’est là un point qui n’a pas été suffisamment souligné, les médias étant souvent plus prompts à critiquer le nucléaire qu’à restituer la réalité des faits !

Quant au thermique classique, FO continue à contester la décision d’EDF de fermeture à venir des centrales fioul dont on voit aujourd’hui combien elles sont nécessaires pour passer les pointes et assurer la sécurité d’approvisionnement des français.

DERNIER POINT SUR LEQUEL CHACUN DEVRAIT BIEN RÉFLÉCHIR

Il s’agit de la loi de transition énergétique et de son objectif de 40 % d’énergies renouvelables électriques en 2030.

À l’exception de l’hydraulique qui joue aussi un rôle important à la continuité d’alimentation électrique, celles des énergies renouvelables qui sont énergies intermittentes — que le gouvernement veut développer — ne sont quasiment d’aucune utilité en la matière.

Pour les pointes électriques (le matin ou le soir), l’apport du solaire est nul. Quant à celui de l’éolien, il est très faible !

La transition énergétique devrait donc être bâtie non pas avec un calendrier d’affichage de communicant, mais en prenant en compte les besoins de la Nation. De même la politique tarifaire menée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) vers les réseaux devrait cesser de contribuer à l’accentuation des risques.

Pour FO, l’énergie doit plus que jamais rester un service public et il est plus que temps de revenir sur des choix ou des pratiques doctrinaires tant au plan européen qu’au plan national.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Énergie et Mines

Secrétaire général
Vincent HERNANDEZ
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