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FO conteste la légalité de la loi Travail

, Yves Veyrier

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Jean-Claude Mailly s’est adressé à la ministre du Travail pour lui indiquer que « FO se réserve le droit d’ester en justice » contre la légalité de la loi Travail.

A contrario du Conseil d’État, FO estime que « les dispositions de l’article L1 du Code du travail n’ont pas été respectées ».

Pour justifier son avis (17 mars 2016) validant le processus d’élaboration du projet de loi, le Conseil d’État s’appuie sur la lettre envoyée par la ministre aux syndicats et organisations d’employeurs le 16 septembre 2015. Dans cette lettre, la ministre annonce qu’elle engagera la rédaction d’un projet de loi à l’issue des discussions sur le rapport Combrexelle et d’une concertation.

Le gouvernement fait fi du dialogue social

Contrairement à ce qu’affirme le Conseil d’État, à aucun moment une invitation formelle à l’ouverture d’une négociation n’a été faite et aucun document d’orientation « présentant des éléments de diagnostic, les objectifs poursuivis et les principales options », prévu par le deuxième alinéa de l’article L1, que le Conseil d’État se garde bien de mentionner, n’a été transmis.

En outre, en fait de concertation, FO n’a découvert l’intégralité du projet de loi qu’après sa transmission au Conseil d’État. La seule concertation qu’il évoque, à l’appui de son avis, est d’ailleurs celle s’étant « déroulée au cours des dernières semaines » (après le report de quinze jours de la présentation du projet en Conseil des ministres, dû à l’annonce des premières mobilisations).

Faut-il rappeler que l’article L1 avait été créé par une loi du 21 janvier 2008, à la suite du retrait du CPE, afin de promouvoir le dialogue social ? 

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Sur l’auteur

Yves Veyrier

Secrétaire confédéral - Secteur Presse-Communication


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Que se passa-t-il exactement ? Des entrepreneurs et arçonniers offrirent 50 000 francs à Manot, secrétaire général du syndicat international des dockers pour organiser inopinément une grève de la corporation sur les quais de Marseille. Surpris par une telle sollicitation intempestive de la part des patrons, Manot, comprit aussitôt la provocation suspecte. Toutefois, il accepta les 50.000 francs qu’il versa aussitôt à la caisse du syndicat. Les entrepreneurs provocateurs n’eurent pas la grève qui camouflait, en vérité, un marchandage.
En revanche, le procureur de la République ouvrit une information judiciaire contre « les auteurs de la corruption qui furent poursuivis pour avoir à l’aide de manœuvres frauduleuses, tentés d’amener une cessation concertée du travail sur les quais de Marseille ».
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