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FO souhaite une négociation interprofessionnelle sur le handicap

, Clarisse Josselin

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Anne Baltazar, Secrétaire confédérale du Secteur Économie sociale - Égalité professionnelle - Handicap. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

La 17e journée nationale Travail et Handicap, organisée par FO, s’est tenue le 6 décembre à Paris avec 400 participants. Le thème retenu pour les tables rondes était le maintien dans l’emploi, alors que le taux de chômage des personnes handicapées atteint 18 %.

La confédération Force Ouvrière va demander l’ouverture d’une délibération sociale sur l’emploi des personnes handicapées. Celle-ci pourrait déboucher sur une négociation interprofessionnelle.

Ce serait une première sur cette question, a expliqué Jean-Claude Mailly, qui intervenait en clôture de la journée. Le secrétaire général de FO estime également que ce serait un moyen de sauver les deux fonds dédiés à l’emploi des travailleurs handicapés, l’Agefiph (entreprises privées) et le FIPHFP (fonction publique), et de mieux protéger les personnes handicapées.

Ponctions de l’État dans les fonds d’insertion

Ces deux organismes voient leurs budgets respectifs fondre dangereusement. Plus les entreprises et collectivités embauchent de travailleurs handicapés, moins elles leur versent de contributions compensatoires. Dans le même temps, le nombre de travailleurs handicapés à accompagner continue d’augmenter. Cet « effet ciseau » menace le fonctionnement des fonds.

La ponction de l’État de 90 millions d’euros sur trois ans dans chacun des budgets, jusqu’en 2017, pour financer les emplois aidés, est d’autant plus insupportable. Il faut dire stop, les deux fonds sont exsangues, c’est le cas aujourd’hui pour le FIPHFP et en 2017 pour l’Agefiph, a alerté Anne Baltazar, secrétaire confédérale chargée du handicap et présidente de l’Agefiph.

Voir en ligne : Photographies de 17e journée Travail et Handicap

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28 mai 1871

L’assassinat d’Eugène Varlin
Louise Michel décrit l’assassinat par les Versaillais d’Eugène Varlin qui est resté dans l’histoire du mouvement ouvrier, comme elle-même, le symbole du soulèvement populaire. « La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. Ce dernier coup de canon à double charge (...)

Louise Michel décrit l’assassinat par les Versaillais d’Eugène Varlin qui est resté dans l’histoire du mouvement ouvrier, comme elle-même, le symbole du soulèvement populaire. 
« La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. Ce dernier coup de canon à double charge énorme et lourd ! Nous sentions bien que c’était la fin ; mais tenaces comme on l’est dans la défaite, nous n’en convenions pas...
Ce même dimanche 28 mai, le maréchal Mac-Mahon fit afficher dans Paris désert : “Habitants de Paris, l’armée de la France est venue vous sauver ! Paris est délivré, nos soldats ont enlevé en quatre heures les dernières positions occupées par les insurgés. Aujourd’hui la lutte est terminée, l’ordre, le travail, la sécurité vont renaître”. Ce dimanche-là, du côté dela rue de Lafayette, fut arrêté Varlin : on lui lia les mains et son nom ayant attiré l’attention, il se trouva bientôt entouré par la foule étrange des mauvais jours. On le mit au milieu d’un piquet de soldats pour le conduire à la butte qui était l’abattoir. La foule grossissait, non pas celle que nous connaissions : houleuse, impressionnable, généreuse, mais la foule des défaites qui vient acclamer les vainqueurs et insulter les vaincus, la foule du vae victis éternel. La Commune était à terre, cette foule, elle, aidait aux égorgements. On allait d’abord fusiller Varlin près d’un mur, au pied des buttes, mais une voix s’écria : “il faut le promener encore” ; d’autres criaient : “allons rue des Rosiers”.
Les soldats et l’officier obéirent ; Varlin, toujours les mains liées, gravit les buttes, sous l’insulte, les cris, les coups ; il y avait environ deux mille de ces misérables ; il marchait sans faiblir, la tête haute, le fusil d’un soldat partit sans commandement et termina son supplice, les autres suivirent. Les soldats se précipitèrent pour l’achever, il était mort. Tout le Paris réactionnaire et badaud, celui qui se cache aux heures terribles, n’ayant plus rien à craindre vint voir le cadavre de Varlin. Mac Mahon, secouant sans cesse les huit cents et quelques cadavres qu’avait fait la Commune, légalisait aux yeux des aveugles la terreur et la mort. Vinoy, Ladmirault, Douay, Clinchamps, dirigeaient l’abattoir écartelant Paris, dit Lissagaray, à quatre commandements.
Combien eût été plus beau le bûcher qui, vivants, nous eût ensevelis, que cet immense charnier ! Combien de cendres semées aux quatre vents pour la liberté eussent moins terrifié les populations, que ces boucheries humaines ! Il fallait aux vieillards de Versailles ce bain de sang pour réchauffer leurs vieux corps tremblants. »

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