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Fonctionnaires : la nouvelle ministre devra entendre les revendications

, Valérie Forgeront

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Cinq organisations syndicales de la fonction publique dont FO et la CGT ont prévenu qu’elles « souhaitent faire de l’ouverture des négociations salariales un nouveau temps fort de mobilisation », dans un communiqué commun du 16 février.

Reste à connaître la date de début de ces négociations.

Le remaniement gouvernemental du 11 février dernier et la nomination d’une nouvelle ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, en remplacement de Marylise Lebranchu a en effet bouleversé la perspective de calendrier des négociations…

Annoncées en cette fin février par l’ex ministre, ces rencontres salariales pourraient bien être repoussées craignent les fonctionnaires FO.

Pour l’instant toutes les organisations syndicales de fonctionnaires seront reçues par la nouvelle ministre le mardi prochain, 23 février. FO rencontrera Annick Girardin à 16h30.

Le 24 février, au lendemain de ces rendez-vous bilatéraux avec la ministre, tous les syndicats y compris les non signataires du communiqué se réuniront afin de faire le point.

Pas question d’une hausse « symbolique »

Les fonctionnaires FO « espèrent » l’annonce par la ministre d’une date d’ouverture de négociations et si possible dès le mois de mars. Ils attendent aussi que la ministre apporte des perspectives salariales à la hauteur de leurs revendications.

Les organisations signataires du communiqué rappellent ainsi « qu’il est indispensable de mettre fin au gel du point d’indice, de le revaloriser de manière significative et d’exiger des mesures générales permettant de compenser les pertes subies de pouvoir d’achat ».

Concrètement les fonctionnaires revendiquent une hausse générale minimum des salaires de 8%, cela afin de compenser la perte équivalente de pouvoir d’achat depuis 2010, soit la date du début du gel du point d’indice (base de calcul des salaires) dans la fonction publique.

Alors que les organisations prévoient des initiatives syndicales le jour où s’ouvriront les négociations notamment à travers des conférences de presse, des audiences auprès des préfectures, des rassemblements à Paris et dans les départements où encore des diffusions de tracts communs, les fonctionnaires FO soulignent l’urgence de hausses salariales conséquentes.

« Les agents ne peuvent envisager que la hausse se borne à être « symbolique », autour de 0.2% comme murmurée ces derniers temps » prévient la fédération générale des fonctionnaires FO (FGF-FO).

Les personnels des trois versants de la fonction publique ne peuvent pas tolérer davantage que le ministère joue la montre en reculant la date de négociations ce qui induirait qu’une hypothétique hausse de salaire ne soit pas effective avant juillet.

La DGFIP de Vierzon en grève pour ses emplois

Au-delà de la revendication première d’une hausse des salaires, les fonctionnaires comptent aussi se faire entendre de la ministre en ce qui concerne notamment la situation des effectifs.

Pour les syndicats dont FO, il faut « des créations nettes d’emplois statutaires permettant de lutter contre la précarité, des budgets à la hauteur des besoins d’un service public de proximité confirmant son rôle essentiel de cohésion sociale ».

Les motifs de la grève qui a débuté le 19 janvier à l’appel de trois syndicats dont FO dans les services de la DGFIP (Finances publiques/impôts et Trésor) de Vierzon (Cher) en disent long par exemple sur l’état des effectifs de nombreux services publics soulignent les fonctionnaires FO.

En huit mois, ce site de finances publiques doté d’une vingtaine d’agents et assumant 52000 visite de contribuables par an à perdu dix emplois. Or, souligne la DGFIP FO, « la fréquentation elle, ne diminue pas ! »

Alors que les bureaux sont fermés depuis la mi-janvier, que les personnels tiennent chaque jour des assemblées générales au cours desquelles est votée la reconduction du mouvement et que les syndicats demandent la création rapide de sept emplois au minimum… Ces agents des finances ont bien du mal à se faire entendre.

Ce 17 février seulement, une délégation syndicale a été reçue au ministère des finances à Bercy. « Rien de concret n’est proposé en termes de postes » s’insurge FO.

Le ministère renvoie les demandes syndicales à la direction générale des finances publiques chargée de prendre des mesures.

« Le bras de fer continu » pour les emplois indique la DGFIP-FO.

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Valérie Forgeront

Journaliste à FO Hebdo

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