Communiqué de FO

Force Ouvrière défend la médecine du travail pour tous

, Jocelyne Marmande

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Force Ouvrière, membre du Groupe Permanent d’Orientation du Conseil d’Orientation des Conditions de Travail a décidé de ne pas signer la note du GPO du 17 mars 2016 relative au suivi médical des salariés.

Force Ouvrière refuse en effet, de s’associer à une note qui favorise et justifie le démantèlement de la médecine du travail. La pénurie des médecins du travail ne saurait justifier une réforme dangereuse pour les travailleurs, qui sont paradoxalement de plus en plus victimes de mauvaises conditions de travail pouvant dégrader leur état de santé.

Conditionner la périodicité des examens médicaux à l’âge, à l’état de santé, aux conditions de travail constitue un recul majeur dans la surveillance de la population salariée dans sa globalité et dans la prévention des risques professionnels qui doit bénéficier à la collectivité des travailleurs.

Force Ouvrière continue donc de revendiquer un suivi médical régulier pour tous les travailleurs et non pas seulement pour une partie d’entre eux. Un suivi à plusieurs vitesses rompt l’égalité de traitement et isolera davantage certains salariés, pourtant confrontés quotidiennement à des risques professionnels, qu’ils soient physiques ou mentaux.

Dans une période d’affaiblissement des CHSCT, de pénurie des médecins du travail, d’explosion des maladies psychiques en lien avec le travail telles que le burn-out, Force Ouvrière ne peut se contenter d’une réforme palliative et régressive.

Nous demandons les soins intensifs au chevet de la Médecine du travail pour une réforme ambitieuse.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jocelyne Marmande

Secrétaire confédérale - Secteur Protection sociale


Assurance Maladie - Allocations Familiales - Recouvrement - Commission nationale des Accidents du travail et Maladies Professionnelles - Prévention-Hygiène-Sécurité


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Éphéméride

19 janvier 1949

Crise à la Fédération syndicale mondiale
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement syndical mondial ressent le besoin de fonder une organisation internationale, la Fédération Syndicale Mondiale (FSM). Mais cette organisation unie ne survivra pas à la guerre froide. Face au noyautage communiste, de nombreux syndicats décident de (...)

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement syndical mondial ressent le besoin de fonder une organisation internationale, la Fédération Syndicale Mondiale (FSM). Mais cette organisation unie ne survivra pas à la guerre froide. Face au noyautage communiste, de nombreux syndicats décident de créer la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL).

Le 24 octobre 1945, la FSM est fondée à Paris sous l’impulsion des Trade Unions britanniques, du Congress of Industrial Organizations (CIO) américain et des syndicats soviétiques. Son premier président en est l’ancien confédéré Louis Saillant, qui anime une tendance"centriste"entre Jouhaux et Frachon dans la CGT en 1946-1949. La FSM réunit la vieille Internationale d’Amsterdam créée en 1901 et l’Internationale Syndicale Rouge, fondéeà Moscou en 1921.
Nous sommes encore dans l’atmosphère de l’entente entre alliés, vainqueurs des nazis. La FSM obtient donc un droit consultatif au sein du comité permanent du conseil économique et social de l’ONU. Dès 1946, avec les prodromes de la Guerre froide, trois tendances se dessinent au sein de la FSM : les communistes (syndicats russes, syndicats des pays en voie de satellisation et la majorité de la CGT), les travaillistes (syndicats anglais, scandinaves, suisses et du Bénélux) et un centre (le CIO américain, la minorité de la CGT, la CGT italienne et le CHU chinois). Dès le 1er février 1947, le leader de l’American Federation of Labor (AFL), Matthew Woll, déclare que la FSM est la nouvelle forme du Komintern.
Le 11 mars 1947, le président américain Truman annonce sa doctrine visant à combattre l’expansionnisme soviétique. Deux mois plus tard, les ministres communistes sont renvoyés du gouvernement français. Le 5 juin suivant, les Américains lancent le plan Marshall visant à reconstruire l’Europe par une aide massive. Le 29, Staline refuse cette aide. Les communistes du monde entier doivent lui emboîter le pas. Les dirigeants polonais, tchèques, roumains et bulgares le regrettent mais sont obligés d’obéir. Les communistes français de la CGT n’ont pas ces états d’âme. Au comité confédéral du 12-13 novembre 1947, ils refusent catégoriquement le plan Marshall.
Un mois plus tôt le Komintern renaissait sous le nom de Kominform. En revanche, la minorité de la CGT est pour le plan Marshall. Le journal Force Ouvrière écrit le 3 juillet 1947 : « Dans les pays qu’ils gouvernent par l’intermédiaire des communistes, les Russes s’efforcent de supprimer toute liberté d’opinion, d’empêcher les contacts avec l’Europe occidentale... Ainsi la Russie refuse le plan Marshall ». Quant à Léon Jouhaux, il écrit le 24 juillet : « Le plan Marshall peut offrir une base positive à la reconstruction d’une Europe unie. »
En mars 1948, les antisoviétiques de la FSM constituent le Comité Consultatif Syndical International (CCSI), qui prépare la construction d’une nouvelle internationale indépendante des communistes. Le 19 janvier 1949, Anglais, Américains et Hollandais quittent la FSM. En juin le CCSI décide de former une nouvelle organisation. Les Américains de l’AFL et du CIO acceptent d’en faire partie. La CISL naît donc le 7 décembre 1949, avec comme vice-président Léon Jouhaux, 46 millions d’adhérents et comme slogan : « Ni Staline, ni Standard Oil ».