Métallurgie

GM&S : nouvelle réunion de crise le 11 juillet à Bercy

, Evelyne Salamero

Recommander cette page

JPEG - 362.2 ko
Manifestation des salariés de GM&S à Paris le 19 avril 2017. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Si le gouvernement pensait boucler son premier gros conflit social en annonçant avoir obtenu 22 millions d’euros d’investissements supplémentaires pour GM&S de la part de ses deux principaux donneurs d’ordre Renault et PSA, il en a été pour ses frais. Une nouvelle réunion avec l’ensemble des parties, dont les représentants des syndicats FO et CGT, aura lieu le mardi 11 juillet à Bercy, sur un ordre du jour précis autour des revendications des salariés.

L’usine GM&S de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse, a été placée en liquidation judiciaire le 30 juin. Le tribunal de Poitiers a toutefois autorisé une poursuite de l’activité jusqu’au 19 juillet, pour laisser la possibilité d’améliorer la seule offre de reprise déposée, celle de l’entreprise GMD qui propose de sauver 120 emplois seulement sur 277.

Ce chiffre est loin de satisfaire les salariés de GM&S, et le fait que le ministre de l’Économie se soit félicité le 5 juillet d’avoir obtenu 22 millions d’investissements supplémentaires de la part des deux principaux donneurs d’ordre de l’équipementier creusois, PSA et Renault, n’a pas calmé les esprits.

Le ministère a annoncé la tenue d’une nouvelle réunion de crise le mardi 11 juillet.

Les syndicats FO et CGT entendent négocier des garanties fermes et –détaillées- sur le volume et la nature des commandes de PSA et Renault, de façon à permettre d’augmenter le nombre des emplois maintenus et la survie du site à long terme. Ils veulent également obtenir un accompagnement social et une prime extra-légale s’ajoutant aux indemnités de licenciement de base pour les salariés qui ne seront pas repris.

« Défendre les emplois, la pérennité du site et des conditions permettant de partir dignement »

Notre objectif est de défendre les emplois, la pérennité du site et de permettre à ceux qui partiront de le faire dignement, résume David Gunther, délégué FO chez GM&S et membre du bureau de l’Union départementale FO.

Christian Lafaye, délégué syndical central FO chez PSA et secrétaire fédéral FO Métaux confirme : 120 emplois ce n’est pas assez. Il explique : FO réfléchit depuis plusieurs mois à la situation de GM&S et à la façon de bâtir un plan solide de reprise. Nous en avons conclu qu’il est possible de sauver jusqu’à 160 emplois, d’en garder 40 de plus auxquels on fera appel en cas d’augmentation du volume des commandes, et de garantir de bonnes primes supra-légales et des conditions d’accompagnement social dans le cadre de mesures de 77 départs volontaires.

La réunion de mardi au ministère va mettre en présence les deux principaux donneurs d’ordre, PSA et Renault, le repreneur GMD, l’État et les syndicats FO et CGT de GM&S.