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Hoc locus est

, Corinne Kefes

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Donner un nom, c’est faire exister ; c’est marquer un territoire ; c’est s’approprier l’espace. Et dans cette désignation se trouvent de nombreux enjeux. Ainsi, les noms de lieux sont un terrain idéal pour observer comment s’élabore, vit et se transforme une dénomination, hier et aujourd’hui encore. À travers l’étymologie, la linguistique et des logiques socio-culturelles, l’auteur fait converger différentes sciences pour dévoiler l’histoire du nom d’un lieu et connaître les raisons, les besoins qui ont amené à sa naissance. Il fait le lien entre les racines linguistiques, l’histoire et les différents mouvements de population, et démontre que le choix d’un nom renseigne autant sur l’endroit nommé que sur la personne qui le nomme.

Avec plus de 25 000 références qui témoignent de la richesse et de la diversité de ce patrimoine, il explique que les noms sont rattachés à de grandes thématiques reflétant l’activité humaine : les besoins du quotidien, la vie en société, les modes de peuplement, l’appropriation des espaces naturels, la culture, la spiritualité… L’attribution d’un nom reste une projection humaine.

L’étymologie, c’est la science qui donne un sens, qui dit ce qui est, ce qui est vrai. C’est un singulier voyage car cette définition côtoie une part d’incertitude dans la compréhension véritable de l’origine et du sens d’un nom. Tout mystère qu’on éclaire garde une part d’ombre…

Trésor du terroir, les noms de lieux de la France de Roger Brunet, CNRS éditions, 656 pages, 39 euros.

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Éphéméride

27 juillet 1944

En France, ordonnance du gouvernement provisoire de la République à Alger, relative au rétablissement de la liberté syndicale et restituant à la CGT et à la CFTC les biens qui leur appartenaient avant leur dissolution. Par ailleurs, ne peuvent faire partie du bureau ou des organismes directeurs des (...)

En France, ordonnance du gouvernement provisoire de la République à Alger, relative au rétablissement de la liberté syndicale et restituant à la CGT et à la CFTC les biens qui leur appartenaient avant leur dissolution. Par ailleurs, ne peuvent faire partie du bureau ou des organismes directeurs des syndicats, unions ou fédérations, les responsables qui ont fait l’ojet d’une sanction disciplinaire ou d’une mesure prise en fonction des règles relatives à l’épuration administrative et ceux condamnés pour fait de collaboration ou pour indignité nationale.

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