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Informer n’est pas jouer

, Corinne Kefes

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Numéro zéro, Umberto Eco Le livre de poche, 233p, 6.90 €

Un « numéro zéro » est plutôt le présage d’un commencement, c’est en fait le dernier roman qu’écrira Umberto Eco. Et curieusement il apparaît comme un message posthume tant on y retrouve tous ses thèmes et composants de prédilection : un arrière-plan historique, la théorie du complot, des personnages sympathiques mais pathétiques, une réflexion sur la vérité, les mots, la transmission et ces allers-retours entre ombre et lumière, vrai et faux, apparence et essence, le su et le tu, le dit et le compris…

C’est une sorte de pièce de théâtre avec comme décor une salle de rédaction, scène parfaite pour mettre en lumière tous les faux-semblants qui émaillent ce récit. Car tout est « faux » dans cette histoire : le héros est recruté par un homme pour écrire à sa place un récit autobiographique retraçant l’élaboration du numéro zéro d’un journal qui ne verra jamais le jour, qui se veut un exemple de ce qu’un journal doit être alors qu’il est construit sur une tromperie. Et cela sans que les journalistes qui y travaillent ne soient au courant.

C’est la question du traitement de l’information et de sa diffusion qui est soulignée ici, la façon dont une volonté, un parti-pris, oriente le discours.

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Éphéméride

22 juin 1870

Procès contre la section française de l’Internationale
Le gouvernement de Napoléon III intente un procès contre la section française de l’Internationale considérée comme une société secrète subversive, et qui a joué un rôle déterminant dans l’action revendicative du prolétariat, dans la préparation des rêves et des luttes émancipatrices, dirigées par Varlin, (...)

Le gouvernement de Napoléon III intente un procès contre la section française de l’Internationale considérée comme une société secrète subversive, et qui a joué un rôle déterminant dans l’action revendicative du prolétariat, dans la préparation des rêves et des luttes émancipatrices, dirigées par Varlin, Benoît Malon et Frankel.