L’éditorial du Secrétaire général - FO Hebdo

J.-C. Mailly : « Élections TPE : la campagne est prolongée d’un mois »

, Jean-Claude Mailly

Recommander cette page

JPEG - 419.5 ko
Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

La position commune CGT/CFDT/Medef/CGPME de 2008 sur la représentativité, qui a ensuite donné lieu à une loi, n’en finit pas de compliquer la vie !

Conçue, rappelons-le, pour modifier le paysage syndical, elle l’a encore, de fait, compliqué.

C’est le cas quand, parfois, le gouvernement invite à certaines réunions des organisations pourtant non représentatives nationalement.

C’est aussi le cas, actuellement, avec les élections TPE quand des organisations régionales peuvent, a priori, se présenter nationalement.

Le calendrier arrêté n’ayant pas anticipé les délais nécessaires en cas de pourvoi juridique, un tel pourvoi bouscule dès lors ce calendrier.

À l’instar d’autres organisations, Force Ouvrière a pris la décision de ne pas se pourvoir en cassation sur la question du Syndicat des travailleurs corses, pour ne pas chambouler le calendrier électoral.

Cela ne signifie pas, pour autant, que le problème est réglé, nous devrons revoir la question générale des critères syndicaux afin, demain, de ne pas permettre tout et n’importe quoi. Nous l’avons dit au ministère du Travail.

Un pourvoi ayant été déposé par une organisation, le calendrier est donc modifié : les élections dans les TPE auront donc lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (20 janvier pour les votes par correspondance outre-mer).

Nous espérons – ce qui n’est pas évident – que cela n’aura pas pour conséquence moins de votants, tout en actant avec regret ce nouveau calendrier.

La campagne est donc, dans les faits, prolongée d’un mois. Nous devons la mettre à profit pour accroître notre information, nos contacts et nos visites.

La confédération prendra en compte ce changement pour le matériel de propagande.

Il importe, en effet, que les 4,6 millions de salariés des TPE soient respectés et puissent s’exprimer. Et quoi de mieux que de voter pour un syndicat libre, indépendant, pragmatique et exigeant dans son réformisme comme Force Ouvrière ! 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


Envoyer un message à Jean-Claude Mailly

Site internet : https://twitter.com/jcmailly

Sur le même sujet

Vidéos sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Éditoriaux

Abonnez-vous à la lettre d’information « Éditoriaux de Jean-Claude Mailly »

Agenda

Tous les événements à venir

  • Lundi 20 février de 08h00 à 08h30

    Public Sénat et Sud Radio
    Jean-Claude Mailly sera l’invité de l’émission « Territoires d’Infos », en direct sur Public Sénat et (...)
  • Lundi 20 février de 10h45 à 10h50

    L’AFOC sur France 3
    Emission télévisée de l’Institut National de la Consommation, réalisée en partenariat avec l’AFOC : « (...)
  • Lundi 20 février de 13h45 à 13h50

    L’AFOC sur France 2
    Emission télévisée de l’Institut National de la Consommation, réalisée en partenariat avec l’AFOC : « (...)

Éphéméride

19 février 1788

Création de la Société des Amis des Noirs
La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une (...)

La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une émancipation immédiate des esclaves. Grâce à cette propagande, 49 cahiers de doléances sur 600 mentionnèrent dans leurs revendications l’abolition de l’esclavage.
La Convention abolit l’esclavage le 4 février 1794 en ces termes :
« La Convention déclare l’esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »
Sans amoindrir la portée émancipatrice de cette décision historique, on ne peut passer sous silence que certaines de ses raisons avaient aussi une portée de politique internationale : c’était un moyen de lutte contre les Anglais.
Bonaparte rétablit l’esclavage par la loi du 10 mai 1802 .