Éditoriaux de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo

L’égalité républicaine impose une égalité de droit

, Jean-Claude Mailly

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Comité confédéral national de FO les 29 et 30 septembre 2016 à Paris. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Notre Comité confédéral national s’est réuni à Paris les 29 et 30 septembre. Vous retrouverez dans ce numéro le lien vers le texte de la résolution, qui a été adoptée à la quasi-unanimité. Cette résolution positionne la confédération pour les semaines et mois à venir sur les questions sociales, économiques, républicaines et démocratiques.

Elle rappelle que nous ne donnerons aucune consigne de vote à l’occasion des élections politiques, notamment les élections présidentielles, au premier tour comme au second tour. C’est là une position dictée, comme chaque fois, par notre conception exigeante de l’indépendance syndicale.

Ce qui n’est pas incompatible avec le rappel de nos analyses, positions et revendications, ce que nous ferons.

Plusieurs camarades sont intervenus pour faire part de problèmes rencontrés pour les locaux syndicaux avec des municipalités. Cela participe d’une attaque contre le syndicalisme. C’est le cas également pour des militants convoqués par la justice à la suite de la mobilisation contre la loi Travail.

Une loi Travail dont nous demandons l’abrogation et que nous continuerons à combattre.

Enfin, le CCN appelle l’ensemble de ses structures, ainsi que les militants et adhérents à s’investir dans la campagne FO pour les élections dans les TPE, pour la défense et la représentation efficace des salariés. Ce que nous avons fait et faisons toujours pour défendre la branche comme niveau de négociation, ce qui est protecteur pour les salariés des petites entreprises.

De la même manière que nous n’avons pas renoncé à redonner un rôle à la branche en matière de prévoyance, contre le forcing réalisé par les compagnies privées d’assurances.

L’égalité républicaine impose une égalité de droit, quelle que soit la taille de l’entreprise.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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Site internet : https://twitter.com/jcmailly

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Éphéméride

18 janvier 1803

Mort de Sylvain Maréchal
Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de (...)

Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de 20 ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles, dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Ses critiques du pouvoir absolu (Livre échappé du déluge, 1784) et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses oeuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints, des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.
Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Son article de février 1791, « Des pauvres et des riches », où il évoque « dans toute son ampleur le problème social qu’il n’avait abordé jusqu’ici que sous une forme sentimentale et morale » (Dommanget) s’inscrit dans la lutte entre royalistes et républicains. Dans la lutte entre Girondins et Jacobins, il ne prend partie pour l’un ni l’autre. Il montre son scepticisme sur le cours pris par la révolution dans son livre Correctif à la Révolution. Après la chute de Robespierre, il s’approche des Conjurés de Babeuf et rédige le Manifeste des Égaux, où il montre les hommes dupés par les belles paroles des politiciens ambitieux, les nouveaux tyrans assis à la place des anciens : « Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés ». C’est à cause de cette phrase que le Comité directoire secret des Conjurés refuse de publier le manifeste. Le manifeste prône encore une fois la communauté des biens, c’est-à-dire la terre. Son originalité réside, selon Dommanget, dans « la double réunion du principe révolutionnaire et de l’idée communiste au mouvement de la masse laborieuse ». Ses écrits n’étant pas signés, Maréchal échappe aux poursuites judiciaires contre les Conjurés, et continue de publier jusqu’à sa mort survenue le 18 janvier 1803.