Communiqué de FO

L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) : Force Ouvrière avait-elle raison ?

, Jocelyne Marmande, Secteur Protection sociale

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Le gouvernement vient d’annoncer un Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) pour 2017 à 2,1% qui sera proposé au Parlement dans le prochain Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Il décide enfin de redresser (un peu) la barre.

Si Force Ouvrière apprécie que les dépenses d’assurance maladie soient quelque peu relâchées, cela ne sera pas nécessairement pérenne, d’autant que la Cour des Comptes appelait ce matin même à la limitation des dépenses.

Pour Force Ouvrière cela ne sera pas pour le bénéfice des assurés sociaux, mais plutôt pour financer la hausse de la consultation des médecins et la convention médicale pour les médecins généralistes. Pourtant, toujours selon la Cour des comptes ce matin, il faudrait « mettre un terme à l’érosion rampante de la protection » des assurés sociaux… Voilà où se situe le paradoxe !

Lorsque les dépenses de l’Assurance maladie seront vues comme un investissement dans les personnes et une solidarité entre les malades et les bien-portants, lorsque les besoins des assurés sociaux passeront avant les exigences comptables, en fait, lorsque le principe même de l’ONDAM sera supprimé, Force Ouvrière pourra exprimer une grande satisfaction.

En attendant, Force Ouvrière continuera de militer pour un accès aux soins de qualité pour tous, notamment les plus démunis financièrement, ce que le relèvement de cet ONDAM n’a pas dans ses objectifs.

A propos de cet article

Sur les auteurs

Jocelyne Marmande

Secrétaire confédérale - Secteur Protection sociale


Assurance Maladie - Allocations Familiales - Recouvrement - Commission nationale des Accidents du travail et Maladies Professionnelles - Prévention-Hygiène-Sécurité


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Éphéméride

28 février 1956

La troisième semaine de congés payés
Les congès payés sont obtenus à la suite des grèves qui paralysent le pays en 1936, entraînant l’ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement. Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires se sont allongés au XXe siècle par l’action (...)

Les congès payés sont obtenus à la suite des grèves qui paralysent le pays en 1936, entraînant l’ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement.

Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires se sont allongés au XXe siècle par l’action législative : de deux semaines en 1936, ils passent à 3 le 28 février 1956, puis à 4 en 1969 et enfin à 5 semaines en 1982.