Revue de presse

La mollesse sera de rigueur cette année

, Michel Pourcelot

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La croissance, notamment en France et dans la plupart des grands pays émergents, sera faible selon les prévisions de nombreux économistes, dont ceux du FMI et de la Banque mondiale, qui viennent d’exprimer leurs inquiétudes quant à un ralentissement de l’économie mondiale. Nombre de médias aussi.

Le Monde
Déceptions, risques et retombées ... On a connu cette institution plus optimiste : « Les prévisions de la Banque mondiale donnent plus de raisons de s’inquiéter que d’espérer. Le titre de son rapport – "Déceptions, risques et retombées"– en porte témoignage. 2015 fut une nouvelle année de ralentissement économique pour une bonne partie de la planète ». Mais qui a eu l’étrange idée de conduire debout sur les freins ?

Le Télégramme
« Pronostiquant une croissance "décevante et inégale" pour le monde en 2016, Christine Lagarde donne le ton ». D’ordinaire d’un optimisme frôlant le professionnalisme, « la patronne du FMI mentionne les incertitudes venues de Chine, la hausse des taux en Amérique et les fragilités d’un système financier qui n’a pas digéré la crise de 2008 ». Il n’est pas le seul. Mais lui y est pour quelque chose.

Les Echos
« Ralentissement, récession : les champions de la croissance d’hier – les BRIC – se réveillent aujourd’hui à moitié sonnés. La Chine ralentit, la Russie est en récession et le Brésil en chute libre, seule l’Inde avance à contre-courant. L’acronyme BRIC regroupant les grands émergents – l’Afrique du sud les a rejoints en 2011 – a volé en éclats en même temps que leurs modèles de croissance atteignaient leurs limites. Mais qu’on ne s’y trompe pas, même s’ils vont "mal", les marchés émergents contribuent à hauteur de 75 % environ à la croissance mondiale ». Et contribuent à 75% du ralentissement ? Bref, nous ralentissons, donc ils ralentissent, donc tout le monde ralentit.

L’Express
« Difficile, dans ces conditions, d’imaginer une nette accélération du commerce mondial, et donc des livraisons à l’étranger en 2016, même si l’euro reste compétitif. D’autant que l’Allemagne, notre premier partenaire commercial, bien plus présent sur ces marchés "exotiques", risque aussi de pâtir de leur recul. Alors, si François Hollande veut décrocher ses fameux 1,5% de croissance, il faudra que les moteurs internes de la croissance - la consommation des ménages et l’investissement des entreprises - montent en puissance ». Et pour l’instant, cela ne frise pas le surrégime.

Le Parisien
« L’indicateur mesurant le moral des ménages en France est resté stable en décembre, après les attentats, même si les craintes concernant le chômage sont reparties à la hausse, a annoncé mercredi l’Insee dans un communiqué ». Stable il l’est « pour le troisième mois consécutif à 96 points, un niveau inférieur à sa moyenne de longue période, qui est de 100 points ». Grosso modo, les Français ont toujours aussi peu le moral. Le moral des ménages étant « un indicateur clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France », la reprise risque d’être au ras des pâquerettes.

Le Point
Et quand tout le monde ralentit, le Medef se précipite : il « réclame une "loi d’urgence". Pierre Gattaz propose 4 mesures, dont un CDI sécurisé qui prévoirait en amont les conditions de rupture du contrat, par exemple en cas de chute de l’activité ». Activité qui on le sait bat son plein. 2015 est mort et 2016 n’affiche pas une forme olympique.

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