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Le Canard Enchaîné, 100 ans

, Corinne Kefes

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Le 5 juillet dernier, Le Canard Enchaîné a fêté ses cent ans d’existence. Le journal satirique paraissant le mercredi a survécu à toutes les guerres et toutes les tentatives de déstabilisation et est devenu – un comble pour un titre qui ne se connaît ni Dieu ni maître – une véritable institution de la presse française. Seul titre dépourvu de publicité, le volatile ne vit que grâce à ses 450 000 exemplaires vendus et s’offre le luxe de ne pas être déficitaire.

Profitons-en pour nous ruer sur un volumineux ouvrage composé de plus de 2 000 articles et dessins qui nous font revivre le siècle, mais aussi les grandes heures du Canard, comme la publication de la feuille d’impôt de Chaban-Delmas, la découverte de micros dans les locaux, les diamants offerts par Bokassa à Giscard ou la révélation du salaire de Calvet, le patron de Peugeot.

En somme, une encyclopédie à mettre entre toutes les palmes.

Le Canard Enchaîné, 100 ans, aux éditions du Seuil, 672 pages, 49 euros.

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Éphéméride

19 octobre 1862

Naissance de Marcel Sembat, journaliste et orateur
Sous l’influence d’Édouard Vaillant, il entra au comité révolutionnaire central. Dans ses articles incisifs, il menait un combat ouvert et courageux pour la défense du mouvement syndical et en faveur de l’action de la vieille CGT. Il défendit Yvetot au procès de Nantes, et protesta avec énergie contre (...)

Sous l’influence d’Édouard Vaillant, il entra au comité révolutionnaire central. Dans ses articles incisifs, il menait un combat ouvert et courageux pour la défense du mouvement syndical et en faveur de l’action de la vieille CGT. Il défendit Yvetot au procès de Nantes, et protesta avec énergie contre les poursuites et les condamnations des militants syndicalistes. Il prononça à la Chambre des discours retentissants contre l’occupation illégale par la police de la Bourse du travail et à propos de l’affiche antimilitariste. Avant la première guerre mondiale, Marcel Sembat combattit la politique antiouvrière de Clemenceau. Orateur et journaliste de talent, plein de verve, il était spirituel et mordant pour la vérité et la justice. L’évolution, disait-il, se poursuivra inexorablement et amènera la transformation sociale nécessaire. Les syndicats et les coopératives sont les facteurs indispensables de ce renouveau.