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Le Canard Enchaîné, 100 ans

, Corinne Kefes

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Le 5 juillet dernier, Le Canard Enchaîné a fêté ses cent ans d’existence. Le journal satirique paraissant le mercredi a survécu à toutes les guerres et toutes les tentatives de déstabilisation et est devenu – un comble pour un titre qui ne se connaît ni Dieu ni maître – une véritable institution de la presse française. Seul titre dépourvu de publicité, le volatile ne vit que grâce à ses 450 000 exemplaires vendus et s’offre le luxe de ne pas être déficitaire.

Profitons-en pour nous ruer sur un volumineux ouvrage composé de plus de 2 000 articles et dessins qui nous font revivre le siècle, mais aussi les grandes heures du Canard, comme la publication de la feuille d’impôt de Chaban-Delmas, la découverte de micros dans les locaux, les diamants offerts par Bokassa à Giscard ou la révélation du salaire de Calvet, le patron de Peugeot.

En somme, une encyclopédie à mettre entre toutes les palmes.

Le Canard Enchaîné, 100 ans, aux éditions du Seuil, 672 pages, 49 euros.

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Éphéméride

26 février 1848

Affiche proclamant la République Française
RÉPUBLIQUE FRANCAISE Liberté, Égalité, Fraternité Au nom du Peuple Français ! Citoyens : La royauté est abolie. La République est proclamée. Le Peuple est uni. Tous les fort qui environnent la capitale sont à nous. La brave garnison de Vincennes est une garnison de frères. Conservons avec respect ce (...)


RÉPUBLIQUE FRANCAISE

Liberté, Égalité, Fraternité

Au nom du Peuple Français !

Citoyens :

La royauté est abolie.
La République est proclamée.
Le Peuple est uni.
Tous les fort qui environnent la capitale sont à nous.
La brave garnison de Vincennes est une garnison de frères.
Conservons avec respect ce vieux drapeau républicain dont les trois couleurs ont fait avec nos pères le tour du monde.
Montrons que ce symbole d’égalité, de liberté, de fraternité, est en même temps le symbole de l’ordre et de l’ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice est la base et le peuple entier l’instrument.
Le peuple a déjà compris que l’approvisionnement de Paris exigeait une plus libre circulation dans les rues de Paris, et le mains qui ont élevé les barricades ont, dans plusieurs endroits, fait dans ces barricades une ouverture assez large pour le libre passage des voitures de transport.
Que ce bel exemple soit suivi partout ; que Paris reprenne son aspect accoutumé ; que le peuple veille à la fous au maintien de ses droits, et qu’il continue d’assurer, comme il l’a fait jusqu’ici, la tranquillité et la sécurité publiques.

Dupont (de l’Eure),
Lamartine,
Garnier-Pagès,
Arago,
Marie,
Ledru-Rollin,
Crémieux ;
Louis Blanc,
Marrast,
Flocon,
Albert (Ouvrier).

Fait à Paris, le 28 Février 1848