Le Tour au féminin - FO Hebdo

TDF 2016 - Le cyclisme se conjugue aussi au féminin

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Pauline Ferrand-Prévot en 2015, lors du championnat du monde de Cyclo-cross à Tábor (République Tchèque). © UCI

S’il n’existe plus d’équivalent du Tour de France pour les femmes, le cyclisme féminin connaît un fort développement depuis plusieurs années, porté notamment par une jeune championne française, Pauline Ferrand-Prévot.

Les femmes cyclistes, des athlè­tes plus douées et qui se dé­diaient corps et âme à leur passion pour devenir des cham­pionnes. Mais depuis le début du siècle les choses évoluent et le cyclisme féminin, à son tour, s’est professionnalisé. De plus en plus d’équipes bien charpentées ont vu le jour, à l’image de l’équipe néerlandaise Rabo-Liv, pendant de l’ex-équipe masculine Rabobank. Si les professionnelles restent largement moins nombreuses que leurs homologues masculins, la tendance est à la hausse et à une homogénéisation du niveau, même s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

L’UCI lance le World Tour féminin

C’est pour accompagner et accélérer ce mouvement que la fédération internationale de cyclisme (UCI) a décidé cette année de lancer un World Tour féminin, dix ans après la création, chez les hommes, du Pro Tour. Jusqu’ici, le calendrier des femmes regroupait pêle-mêle courses par étapes et courses d’un jour, une poignée de ces dernières étant regroupées en « Coupe du monde ». En 2016, les meilleures courses de la saison ont été regroupées dans un calendrier commun, qui leur attribue automatiquement un prestige : de mars à septembre, de l’Italie à l’Espagne en passant par la Suède, les États-Unis, la Belgique, la Chine et bien sûr la France, du Tour des Flandres au Tour d’Italie en passant par la classique de Philadelphie, ce sont dix-sept épreuves qui sont ainsi associées dans un même calendrier. Le but avoué est simple : réunir les meilleures athlètes du peloton sur les meilleures courses du monde, afin d’élever le niveau général et d’obtenir une meilleure médiatisation du cyclisme féminin. Ce qui semble marcher : les télévisions sont de plus en plus intéressées par la retransmission de ces épreuves, y compris en France.

De Longo à Ferrand-Prévot

Pour développer un sport, il faut aussi des têtes d’affiche, des championnes. Cela tombe bien : le peloton féminin en compte quelques-unes, dont une Française appelée à se faire définitivement connaître du grand public aux Jeux de Rio cet été. À 24 ans, Pauline Ferrand-Prévot a déjà été championne du monde de cyclo-cross, de VTT et de cyclisme sur route : elle visera donc le titre olympique sur ces deux dernières disciplines ! Alors que le cyclisme français a longtemps cherché l’héritière de l’éternelle Jeannie Longo (neuf titres de championne du monde entre 1985 et 2001), la jeune Champenoise a rapidement mis tout le monde d’accord par son talent sans limites. Et elle entraîne dans son sillage une jeune génération prometteuse et sans complexes : Aude Biannic, Audrey Cordon, Amélie Rivat, Roxane Fournier, Élise Delzenne… Que de la graine de championnes !

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