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Le Tour de A à Z

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Cette année, le Grand Départ du Tour de France aura lieu au Mont-Saint-Michel.

Arpajon-sur-Cère
Juste à côté d’Aurillac, la petite cité du Cantal accueille le départ de la 6e étape, au lendemain de la première étape montagneuse, achevée au Lioran. Cette fois, il y aura bien quelques contreforts du Massif central à dompter, en quittant l’Auvergne puis en traversant l’Aveyron, mais le final, jusqu’à Montauban, devrait offrir aux sprinteurs une occasion parfaite de faire parler la poudre.


Berne
Il est des anomalies qu’il n’est jamais trop tard pour réparer : alors que le Tour a visité la Suisse des dizaines de fois depuis 1903, il ne s’était jamais arrêté dans la capitale helvète. 2016 est donc la grande première de Berne, et pour l’occasion, les coureurs y restent trois jours : à l’arrivée de la 16e étape, qui sert de transition entre le Jura et les Alpes ; pour le second jour de repos, le lendemain ; et pour le départ de la 17e étape, la première dans les Alpes. Cent pour cent suisse, le parcours est d’abord tranquille avant un enchaînement final col de la Forclaz – montée de Finhaut-Emosson. L’arrivée est jugée au sommet de cette dernière ascension difficile où la pente dépasse régulièrement les 10 %.


Culoz
Connu pour son « TGV », le spécialiste du 100 mètres Christophe Lemaître, Culoz est située sur les rives du Rhône, à la frontière entre le Jura et les Alpes. Normal, du coup, de la retrouver à l’arrivée de la 15e étape, qui prévoit pas moins de huit montées jurassiennes, toutes situées dans le département de l’Ain, notamment le redouté Grand Colombier, grimpé deux fois : d’abord en entier, à une cinquantaine de bornes du but, puis par un autre versant, jusqu’à mi-hauteur, pour quelques lacets bien sentis (8,4 km à 7,6 % de moyenne, quand même), avant de redescendre vers Culoz pour les quatorze derniers kilomètres.


Domancy
En plein cœur de la troisième semaine, la 18e étape s’annonce capitale pour le général. Il faut dire que les organisateurs ont fait fort en programmant un contre-la-montre de 17 kilomètres entre Sallanches, à 560 mètres d’altitude, et Megève, perchée à… 1 095 mètres ! Sur le chemin, très peu de plat, beaucoup de montée et même un peu de descente pour finir. Mais le gros morceau de ce chrono vraiment pas comme les autres, c’est la côte de Domancy, placée 4 km après le départ : 2,5 km à 9,4 % de moyenne, de quoi dégoûter les purs rouleurs, rarement à l’aise quand la route grimpe franchement.


Étoile
La place de l’Étoile, au milieu de laquelle trône l’Arc de triomphe, est un enfer pour les automobilistes parisiens. Pour les coureurs du Tour de France, en revanche, elle serait une sorte de Graal. Alors qu’il a longtemps dû faire demi-tour sur les Champs-Élysées bien avant ce rond-point gigantesque, le peloton de la Grande Boucle fait depuis la 100e édition, en 2013, le tour complet de l’Étoile pour revenir sur ses pas. Des images plein la tête des coureurs… et des téléspectateurs pour achever en apothéose le Tour de France sur la plus belle avenue du monde.


Forclaz
Dérivé du latin « furcula », qui signifie « petite fourche », Forclaz est un nom répandu dans les Alpes. Les coureurs du Tour 2016 le rencontrent trois fois : en Suisse pour la 17e étape ; et en France, à deux reprises sur la seule 19e étape. La Forclaz de Montmin, puis la Forclaz de Queige, deux ascensions qui servent de mise en bouche avant d’aborder la beaucoup plus difficile montée de Bisanne (12,4 km à 8,2 %), puis la montée finale de Saint-Gervais Mont-Blanc, qui affiche une pente moyenne de 8 % pendant dix kilomètres, et surtout un pied redoutable, à 11-12 % pendant deux kilomètres. C’est la dernière arrivée au sommet de cette édition 2016.


Granville
Station balnéaire de la baie du Mont-Saint-Michel, Granville est la porte de sortie des coureurs après le premier week-end passé dans la Manche. C’est de là en effet que part la troisième étape, qui quitte la Normandie pour rejoindre l’Anjou et sa capitale, Angers. Une grande ligne droite de 222 kilomètres sur laquelle les sprinteurs lorgnent depuis la présentation du parcours, en octobre dernier.


Hourquette d’Ancizan
Il y a des noms, comme ça, qui sonnent un peu trop bien pour être tout à fait honnêtes. Hourquette d’Ancizan, c’est un joli nom pyrénéen, mais un calvaire cycliste. Et encore, sur cette édition 2016 c’est le col le moins difficile de la 8e étape, qui propose quatre ascensions redoutables sur le mythique tracé Pau-Luchon : l’incontournable Tourmalet, d’abord, puis la Hourquette d’Ancizan, avant Val Louron-Azet puis Peyresourde (7,1 km à 7,8 %), dont le sommet est situé à moins de 15 km – intégralement en descente – de l’arrivée. De quoi rebattre très largement les cartes distribuées au cours des sept premiers jours de course.


Isle-Jourdain
Petite commune du Gers, pas bien loin de Toulouse, l’Isle-Jourdain n’avait jamais reçu le Tour de France jusqu’ici. Pour sa grande première, elle a la chance de donner le coup d’envoi des Pyrénées et de la haute montagne en accueillant le départ de la 7e étape, qui mène les coureurs à travers la plaine jusqu’à l’unique ascension du jour, un classique, le col d’Aspin. Douze bornes d’ascension à 6,5 % de moyenne, une pente assez régulière, mais une arrivée jugée sept kilomètres plus loin : il faudra en effet redescendre, après le sommet, sur les rives du lac de Payolle. Un final inhabituel qui promet du spectacle.


Joux-Plane
C’est devenu une habitude : désormais, la haute montagne occupe toute la dernière semaine du Tour, jusqu’à la veille de l’arrivée à Paris. Cette année encore, avant de défiler le lendemain sur les Champs-Élysées, les coureurs doivent arpenter la Haute-Savoie. Le col de Joux-Plane est le dernier de cette édition 2016 : 11,6 km à 8,5 % de moyenne, à seulement douze kilomètres (presque exclusivement en descente) de l’arrivée à Morzine. Sachant qu’auparavant, il aura déjà fallu grimper les cols des Aravis, de la Colombière et de la Ramaz, cette ultime tournée alpestre n’a rien d’une balade…


Kilomètre zéro
C’est le repère des baroudeurs, le feu vert de ceux qui n’ont rien à perdre. Pour prendre l’échappée du jour, mieux vaut s’y atteler tôt : aussi n’est-il pas rare de voir des coureurs attaquer dès le kilomètre zéro, quand l’allure du peloton est encore faible. Car sur toute étape du Tour, il y a deux départs : le premier est arrêté, bien sûr, mais il est aussi fictif, car s’ensuit un défilé à faible allure dans la ville départ avant le vrai départ, lancé au fameux kilomètre zéro…


Limoges
La capitale du Limousin est une habituée de la Grande Boucle. La preuve : cette année encore, elle sert à la fois d’arrivée pour la 4e étape, la plus longue, 232 kilomètres dévolus aux sprinteurs ; et de départ pour la 5e étape, que beaucoup des favoris ont coché. Elle propose en effet dans le Massif central les premières vraies difficultés de ce Tour 2016 : dans les quarante derniers kilomètres s’enchaînent le Pas de Peyrol (et ses trois kilomètres à 11,5 %), le col du Perthus (4,4 km à 7,9 %) et enfin le col de Font de Cère (3,3 km à 5,8 %), au sommet duquel il ne reste que 2,5 km jusqu’au Lioran, où est jugée l’arrivée, sur une courte bosse.



Montpellier
À mi-chemin ou presque entre les Alpes et les Pyrénées, Montpellier sert souvent de trait d’union entre les deux massifs majeurs du Tour. Illustration avec la 11e étape de cette 103e édition, 164 kilomètres très plats depuis Carcassonne qui devraient difficilement échapper aux sprinteurs.


Néandertal
Mondialement connue pour avoir donné son nom à l’un des ancêtres de l’homme moderne, Néandertal est une vallée de l’est de l’Allemagne. C’est là, à Düsseldorf exactement, que sera donné le grand départ du prochain Tour de France, en 2017. L’épreuve commencera par un contre-la-montre de 13 kilomètres dans la ville, avant une deuxième étape qui fera une boucle dans cette vallée allemande. La Grande Boucle n’était plus partie d’Allemagne depuis trente ans, depuis Berlin Ouest en 1987.


Ordino
C’est entièrement à l’étranger, en Espagne puis en Andorre, qu’est dessinée la troisième et dernière étape pyrénéenne, la plus difficile peut-être, avec cinq difficultés au programme. D’abord, au royaume d’Espagne, il faut gravir dès le départ le Port de la Bonaigue, puis le col d’el Canto. Les cinquante derniers kilomètres en principauté d’Andorre réservent eux trois difficultés : deux pas trop longues, la côte de la Comella (4,2 km à 8,2 %) et le col de Beixalis (6,4 km à 8,5 %) ; puis, au départ d’Ordino, l’une des sept paroisses du pays, la longue montée finale vers la station de ski d’Arcalis, d’abord un long faux plat « casse-pattes », puis dix dernières bornes assez régulières à 7,2 % de moyenne.


Pont d’Arc
Depuis plusieurs années, le Tour de France s’est fait une spécialité d’organiser des contre-la-montre en des lieux symbolisant la beauté naturelle de l’Hexagone. Après le Mont-Saint-Michel ou les salines royales d’Arc-et-Senans, sur cette édition 2016 c’est le Pont d’Arc, un pont naturel qui surplombe les gorges de l’Ardèche, qui est mis à l’honneur sur la 13e étape. Ce chrono escarpé de 37 kilomètres s’élance de Bourg-Saint-Andéol, longe l’Ardèche et ses gorges en passant, donc, par le Pont d’Arc, avant de remonter jusqu’à la caverne du Pont d’Arc, une réplique de la grotte Chauvet (une grotte paléolithique voisine) devant laquelle est jugée l’arrivée. Une journée consacrée au patrimoine de la France, mais pas seulement car ce contre-la-montre risque de peser lourd entre les favoris pour la victoire finale.


Quatorze Juillet
Quel coureur français n’a pas rêvé de s’imposer en ce jour de fête nationale ? Cette année, la victoire est d’autant plus prestigieuse qu’elle est jugée au sommet du mythique mont Ventoux, au terme d’une 12e étape où le géant de Provence et ses 15,7 km à 8,8 % de moyenne (mais il y a de longs passages à plus de 10 %) fait office d’unique difficulté des 185 kilomètres de l’étape. En 2013, déjà, le Ventoux avait eu les honneurs du 14 Juillet. Et cette année-là, c’est le Britannique Chris Froome, le futur vainqueur final, qui avait écrasé la concurrence.


Revel
Au lendemain des trois étapes pyrénéennes et du premier jour de repos en Andorre, le peloton repart pour la 10e éta­pe d’Escaldes-Engordany, toujours en principauté, direction Revel, 198 kilomètres plus loin. Située à l’est de Toulouse, cette commune accueille le Tour tous les cinq ans ou presque : on l’avait déjà vue en 1990, 1995, 2000, 2005 et 2010 ! L’étape est à peu près plate, mais une bosse de six kilomètres placée peu avant l’arrivée pourrait bien déjouer les plans des sprinteurs…


Saint-Lô
La préfecture de la Manche n’avait, étonnamment, jamais accueilli de départ ni d’arrivée du Tour. C’est chose faite cette année puisque Saint-Lô donne le départ de la 2e étape, 182 kilomètres dans le Cotentin direction Cherbourg. L’affaire aurait pu ravir les sprinteurs, sauf que l’arrivée n’est pas jugée sur le port, mais dans les hauteurs, au terme de trois derniers kilomètres difficiles : d’abord la côte de la Glacerie (1,9 km à 7,5 %, avec une pointe à 14 %), dont le sommet est placé à la flamme rouge ; puis un léger replat avant 500 derniers mètres à nouveau en pente, autour de 6 %. Du pain bénit pour les puncheurs.


Transfert
Parce qu’ils réduisent leur temps de récupération en rallongeant le temps passé à rallier l’hôtel depuis la ligne d’arrivée, ou la zone de départ depuis l’hôtel, les transferts sont la hantise des coureurs. À cet égard, ce Tour de France 2016 est plutôt sage : un seul transfert en avion, pour rejoindre Paris le dernier jour – donc quand tout est déjà joué – et peu de longs déplacements… autrement qu’à vélo.


Utah Beach
Le 6 juin 1944, les Alliés débarquaient en Normandie via cinq plages rebaptisées pour l’occasion : Sword Beach, Juno Beach, Gold Beach, Omaha Beach et Utah Beach. C’est devant cette dernière qu’est appelé à lever les bras le premier vainqueur, et donc le premier maillot jaune de ce Tour 2016. Sans doute un sprinteur : cette 1re étape, partie majestueusement du Mont-Saint-Michel, est une plate balade de 188 kilomètres dans le département de la Manche.


Villars-les-Dombes
Petite commune de l’Ain, Villars-les-Dombes est surtout connue pour son Parc des Oiseaux, une réserve naturelle déjà mise à l’honneur sur le Critérium du Dauphiné. C’est là aussi que l’arrivée de la 14e étape, partie de Montélimar, est jugée. Une occasion que les sprinteurs ne devraient pas laisser passer, après le Ventoux et le contre-la-montre ardéchois, et avant l’enchaînement Jura-Alpes qui ne devrait pas beaucoup leur permettre de briller.


World Tour
Le World Tour, c’est le circuit mondial mis en place depuis 2005 par l’UCI (la fédération cycliste internationale), qui regroupe les meilleures courses et les meilleures équipes de la saison. Un système qui a presque toujours été contesté par la société organisatrice du Tour de France, ASO, qui refuse que l’UCI choisisse à sa place les équipes qui vont participer à son épreuve. Du coup, en cette année 2016, le Tour ne fait pas partie du World Tour… tout en accueillant toutes les équipes qui en font partie. Dommage que cette guéguerre nuise à la lisibilité du cyclisme.


Rayons X
Le dopage peut être mécanique… Des rumeurs de vélos disposant d’un « mo­teur », capable de conserver une haute vitesse pendant quelques minutes, ont conduit l’UCI à réagir. La fédération internationale a ainsi mis au point un scanner à rayons X qui met à nu les bécanes des coureurs à l’arrivée de certaines étapes, choisies au hasard : impossible alors de garder cachée toute amélioration technologique habilement dissimulée dans le cadre ou les roues du vélo.


Yellow
Le maillot du vainqueur du Tour est toujours jaune, mais il a un fort accent anglais depuis quelques années. Sans même parler de l’ère Armstrong, rayé des tablettes depuis, un seul des cinq derniers vainqueurs de la Grande Boucle ne parlait pas la langue de Shakespeare : Vincenzo Nibali, l’Italien lauréat en 2014. Sinon, Cadel Evans (2011) est australien, et Bradley Wiggins (2012) comme Chris Froome (2013, 2015) sont britanniques…


Zone de collecte
De tous les moyens de transport usuels, le vélo est sans aucun doute le plus écologique. Mais le Tour de France, lui, l’est un peu moins : pollution des véhicules de la caravane, déchets laissés derrière soi pendant trois semaines… ASO a donc décidé de mettre à contribution jusqu’aux coureurs. Sur chaque étape du Tour on retrouve des zones de collecte, qui permettent aux cyclistes de se débarrasser de leurs bidons ou emballages à un endroit où ils sont sûrs que l’organisation viendra nettoyer par la suite. Elles sont placées juste avant et juste après la zone de ravitaillement – espace d’environ un kilomètre où les assistants des équipes distribuent à boire et à manger aux coureurs –, ainsi qu’au pied des ascensions finales sur les étapes de montagne. Pour les bidons, la règle est plus souple : les coureurs ont depuis quelques années pris l’habitude de les jeter lorsqu’ils traversent une commune, où ils savent qu’ils feront forcément un heureux, qu’il soit petit ou grand.


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