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Christopher Froome

Froome vise le triplé

Les éditions du Tour se suivent et ne se ressemblent pas pour Christopher Froome. Deu­xi­ème derrière son leader Bradley Wiggins en 2012, enfin libre et vainqueur haut la main en 2013 ; parti en catimini, en 2014, dès la première semaine, après une série de chutes, le Britannique a retrouvé les sommets l’an dernier, et c’est en tenant du titre qu’il s’avance sur cette édition 2016, en quête d’un triplé. En est-il capable ? Son début de saison n’incite pas plus que cela à l’optimisme. Seulement huitième du Tour de Catalogne face au gratin mondial, vainqueur d’étape mais loin au général sur le Tour de Romandie, Froome est loin d’une domination tout au long de la saison, comme celle qu’il avait pu afficher en 2014. Mais c’est en juillet qu’il faut être au-dessus du lot, et le coureur de la Sky a su le faire mieux que personne ces dernières années.


Quintana, enfin l’heure ?

Deuxième en 2013, deuxième en 2015, Nairo Quintana a fréquenté le podium final du Tour de France à chaque fois qu’il en a pris le départ. Mais le coureur colombien en a marre de la deuxième marche. Il veut monter sur la première, ajouter un deuxième grand tour à son palmarès après le Giro 2014, d’autant plus qu’il a déjà 26 ans et qu’il est donc temps pour lui de prouver sa supériorité supposée en montagne. Le grimpeur de la Movistar est-il le meilleur escaladeur de la planète vélo ? Le parcours ultra-montagneux de cette édition 2016 – jusque dans les contre-la-montre – semble taillé sur mesure pour lui. Mais on pouvait en dire autant du Tour de l’an passé et Quintana n’avait pas réussi à renverser Chris Froome... C’était déjà le Britannique, d’ailleurs, qui lui avait barré la route en 2013. Et cette fois ? Vainqueur du Tour de Catalogne en mars puis du Tour de Romandie en avril, Quintana a en tout cas parfaitement démarré l’année, confirmant ses progrès dans tous les domaines : chrono, descente, gestion de la course. Un profil parfait de vainqueur du Tour, en somme. « Y’a plus qu’à »...


Contador, le dernier défi

À bientôt 34 ans, Alberto Contador a décidé de tourner la page : cette saison 2016 est probablement la dernière. Alors l’Espagnol a décidé de l’orienter uniquement vers le Tour de France, qu’il désespère de remporter une troisième fois, après 2007 et 2009. Plus aussi dominateur en montagne que par le passé, il n’a fait qu’échouer depuis (déclassé en 2010 et 2011, abandon en 2014, quatrième en 2013 et 2015) et semble dépassé par les générations suivantes, Froome et Quintana en tête évidemment. Mais si le coureur de Tinkoff a une qualité, c’est celle de toujours essayer, quoi qu’il arrive : attaquer, saisir sa chance, essayer de tout renverser. Alors il essaiera. Et qui sait...


Le clan italien

Ils sont deux, ils sont coéquipiers, ils ne sont pas forcément amis mais ils devront unir leurs forces pour espérer gagner. Le Sicilien Vincenzo Nibali et le Sarde Fabio Aru peuvent dynamiter ce Tour 2016 sous les couleurs d’Astana, à condition d’unir leurs forces. Acteur majeur du Giro en mai, le premier nommé, vainqueur du Tour 2014, devrait a priori se mettre au service du second, vainqueur de la Vuelta en septembre dernier. Mais voilà, Aru dispute son premier Tour de France, ce qui n’est évident pour personne... Redoutable grimpeur et dynamiteur, le Sarde trouve pour ce baptême un parcours à sa mesure. Mais à la moindre défaillance, Nibali reprendra le flambeau, en connaisseur des lieux. Attention aux étincelles.


Les Français rêvent tout haut

Après avoir trusté deux places sur le podium en 2014 (Peraud 2e, Pinot 3e), les coureurs français ont laissé leurs complexes au vestiaire. La réussite n’a pas été au rendez-vous l’an passé, mais ils sont plusieurs, cette année encore, à pouvoir rêver d’un top 5, voire mieux. Auteur d’un début de saison assez exceptionnel (vainqueur du Critérium international, deuxième du Tour de Romandie, quatrième du Tour du Pays basque, cinquième de Tirreno-Adriatico), Thibaut Pinot est un candidat déclaré au podium final de ce Tour. Sixième du Tour 2014 et neuvième l’an dernier, Romain Bardet vise lui au moins aussi bien et devrait pouvoir profiter d’un marquage moins serré pour réaliser de grandes choses en montagne. Idem pour Warren Barguil, bon quatorzième de son premier Tour l’an passé et qui peut, dans un grand jour, mettre tout le monde d’accord dans n’importe quel col. Et dire que ces trois-là viennent à peine de passer le cap des 25 ans...