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Les salaires et le service public, une priorité

, Françoise Lambert

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© Jean Paul GUILLOTEAU / EXPRESS-REA

Les salariés de la santé privée et de l’action sociale seront en grève aux côtés des fonctionnaires hospitaliers le 26 janvier. Ils sont eux aussi confrontés à un blocage de leurs salaires depuis plusieurs années. Dans le secteur de la santé comme dans l’ensemble de la fonction publique, la première des revendications est bien salariale. Outre la perte de 8 % de pouvoir d’achat depuis six ans, les fonctionnaires hospitaliers protestent contre la suppression des « avancements à la durée minimum et intermédiaire ». La mesure, issue du protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR), entre en vigueur en 2016 et concerne également les fonctionnaires d’État et les territoriaux. Elle obligera les agents à attendre jusqu’à une année de plus pour obtenir leur avancement. « Rien que pour 2016, l’économie sur le dos des hospitaliers est chiffrée à 61 millions d’euros », indique Luc Delrue de FO Santé.

Les personnels hospitaliers et les travailleurs sociaux protestent en outre contre les coupes dans les budgets. À l’hôpital public, 3,4 milliards d’économies sont programmées d’ici à 2017. Le taux de progression des dépenses de santé, dont dépendent les budgets des hôpitaux, a été fixé à un niveau historiquement bas pour 2016 à 1,75 %. La loi santé prévoit de regrouper les hôpitaux en groupes hospitaliers de territoires (GHT). La nouvelle organisation engendrera des fermetures de lits et des réductions de postes. Plus de 22 000 emplois sont menacés. C’est pourquoi le 26 janvier, FO revendiquera aussi l’abandon de la loi santé, des créations de postes et le renforcement du service public.

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Françoise Lambert

Journaliste FO Hebdo - Santé - Retraite

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En France, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent à Versailles pour débattre de leur attitude cinq jours avant l’ouverture des [États généraux. C’est l’origine du Club breton auquel s’agrégeront très vite des députés« patriotes »venus d’autres provinces : Mounier et Robespierre parmi les premiers, Mirabeau, Sieyès, Barnave, Pétion, Grégoire, les Lameth, Rœderer et Buzot assez vite. Le petit groupe parlementaire prendra en quelques mois une influence croissante au sein de la gauche et deviendra le Club des Jacobins en eménageant dans un nouveau local à Paris. Son nom officiel : la société des amis de la Constitution.

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