Emploi et Salaires - FO Hebdo

Loi travail : les petites concessions de Manuel Valls

, Clarisse Josselin

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Plus de 400 000 manifestants se sont mobilisés le 9 mars pour exiger le retrait du projet de loi Travail. Après une courte phase de concertation, le gouvernement s’est vu contraint de revoir en partie sa copie. Les modifications présentées le 14 mars sont insuffisantes pour FO qui appelle à poursuivre la mobilisation.

La mobilisation du 9 mars a obligé le gouvernement à faire quelques concessions, sans cependant froisser le patronat. Le 14 mars, Manuel Valls a présenté aux interlocuteurs sociaux et aux organisations de jeunesse une version « corrigée » du projet de loi Travail.

Sans surprise, elle concerne les thèmes mis en avant ces derniers jours sans que l’on connaisse le texte définitif : le barème pour les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif deviendrait « indicatif » ; le référendum en entreprise en cas d’accord minoritaire « concernerait d’abord l’organisation du travail » ; le licenciement économique, sans être modifié, serait mieux encadré par le juge ; le forfait jours dans les PME devrait être validé par un salarié mandaté ou un accord de branche ; le temps de travail des apprentis resterait soumis à l’autorisation de l’inspection du travail ; le compte personnel d’activité serait renforcé pour la formation des jeunes…

FO appelle à la grève le 31 mars

Pour FO, qui n’a pas été contactée par le gouvernement dans les jours ou même les heures qui ont précédé ces annonces, ces évolutions sont insuffisantes car toute la « philosophie » générale du texte demeure. Aussi, Jean-Claude Mailly a confirmé ce 14 mars au Premier ministre sa « demande de retrait du projet de loi, faute de suspension ».

Dans le cadre d’une trop courte concertation, Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri avaient reçu les organisations syndicales et patronales en bilatérale du 7 au 9 mars. L’exécutif, craignant le spectre du CPE, avait aussi rencontré les organisations de jeunesse le 11 mars.

FO appelle à poursuivre la mobilisation pour exiger le retrait du projet de loi Travail. Après un « premier avertissement » réussi le 9 mars, qui rassemblé 400 000 personnes dans toute la France dont 100 000 à Paris, une deuxième journée d’actions est prévue le 17 mars, à l’appel des organisations d’étudiants et de lycéens, soutenue par FO. Force Ouvrière et la CGT ont d’ores et déjà déclaré maintenir leur appel à faire grève et à manifester le 31 mars. Une première réunion intersyndicale doit avoir lieu le 14 mars au soir.

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