Liberté syndicale - FO Hebdo

Maison des syndicats d’Évry : FO mobilisé pour défendre le bien commun

, Nadia Djabali

Recommander cette page

JPEG - 502.4 ko
Conférence de presse pour la défense de la maison des syndicats de l’Essonne le 17 janvier 2017.

Climat glacial à Évry (Essonne) où sept organisations syndicales, dont FO, sont menacées d’expulsion par le conseil départemental.

C’est l’effervescence place des Terrasses de l’Agora à Évry. Un appel à mobilisation générale a été lancé pour sauver la Maison départementale des syndicats de l’Essonne-Bourse du travail. Le Conseil départemental, dirigé par François Durovray (LR), a décidé de vendre l’immeuble qui abrite FO et six autres organisations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FSU et UNSA).

Après trente-trois ans de présence dans l’immeuble de cinq étages situé en plein centre d’Évry, les syndicalistes ont reçu en décembre, l’ordre de rendre leurs clés au plus tard le 30 juin 2017. Motif invoqué par le département : une remise aux normes d’un montant de 6 millions d’euros contraint la collectivité territoriale à vendre le bâtiment.

Locaux inadaptés

On sentait bien que depuis son arrivée en 2015, la majorité actuellement en place dans le département voulait nous créer des problèmes, commence Jean-Noël Lahoz, le secrétaire général de l’union départementale de FO de l’Essonne. Il y a d’abord eu des différents entre le conseil départemental et les syndicats sur la gestion des salles de réunion. Puis, un désaccord sur l’emploi du temps du gardien affecté en permanence à la Bourse du travail. Un sentiment qui s’est transformé en certitude lorsque le président du conseil départemental leur a signifié en juillet 2016 qu’il recevrait les syndicats mais que ce serait la seule et dernière fois.

Les syndicats ont d’emblée refusé le relogement proposé par le département. Les nouveaux locaux sont totalement inadaptés, assure Jean-Noël Lahoz. Les bureaux sont en open space, ce qui pose des problèmes de confidentialité, pour les différents syndicats qui se les partageront. Autre souci et non des moindres, l’absence de salle de réunion et une quasi impossibilité de recevoir du public pour des raisons de sécurité. Or, les unions départementales ont besoin de recevoir du public et de former leurs militants, précise le secrétaire général.

Une journée portes ouvertes le 18 mars

Le nouvel immeuble proposé aux syndicats mesure 200m2 de moins et est situé dans une zone beaucoup moins passante. Et enfin, comment éditer tracts et journaux dans un bâtiments qui ne permettra pas d’installer le matériel de reprographie. Cette décision exprime la volonté du département de nous confisquer nos moyens, s’insurge Jean-Noël Lahoz.

Pour l’heure, les syndicats ont multiplié les actions, ont écris au préfet, et organisé une conférence de presse. Dans les agendas ont été notés des rassemblements ainsi que l’installation d’une banderole qui dénonce l’expulsion des syndicats. Une journée Portes Ouvertes est programmée samedi 18 mars à la Bourse du travail.

Enfin, une pétition a été mis en ligne sur change.org. Elle rappelle que les Bourses du travail sont indissociables du combat des salariés pour leur émancipation. Et que la Maison des Syndicats est le bien commun de tous les salariés de l’Essonne.

Les syndicalistes ont d’ores et déjà reçu le soutien de Francis Chouat, maire d’Évry et président de l’agglomération. La bataille est lancée prévient Jean-Noël Lahoz : La Maison des Syndicats n’est pas à vendre et nous iront jusqu’au bout du bout pour la sauver.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément