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Multinationales françaises : 55% de salariés à l’étranger

, Michel Pourcelot

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55% des effectifs des groupes français multinationaux (hors secteur bancaire) en 2013 travaillaient à l’étranger en 2013, soit 5,4 millions de salariés, selon une enquête de l’Insee publiée le 20 septembre. Ce pourcentage monte à 80% pour les grands groupes (employant au moins 5 000 personnes, CA annuel d’au moins 1,5 milliard d’euros). Il est de 17% (915 000 salariés) pour les groupes intermédiaires et de seulement 2,7% (146 000 personnes) pour ceux de taille PME (moins de 250 personnes). 38 % de ces 5,4 millions de salariés sont employés dans un pays de l’Union européenne (en premier lieu Royaume-Uni, Allemagne et Espagne), 24 % dans les « Bric » (Brésil, Russie, Inde, Chine), et 11 % aux États-Unis.

Entre mère et filiale...

Cette enquête indique aussi qu’en 2013 les groupes français multinationaux (centre de décision situé en France, au moins une filiale à l’étranger) ont consacré hors de France 58 milliards d’euros à des « investissements corporels » (actifs physiques utilisés durablement comme moyens de production). D’autre part, plus de la moitié du chiffre d’affaires de ces groupes a été réalisée à l’étranger. Ce qui représente 1 240 milliards d’euros, le même chiffre qu’en 2012. Par contre, le nombre de filiales a diminué, passant de 37 900 à 37 000 filiales. Dans les filiales situées hors de l’Union européenne, les effectifs se sont accrus de près de 10 % par rapport à 2012 tandis que ceux des pays de l’UE restaient stables. En juillet dernier, l’Insee notait que près d’un salarié français sur 8 travaillait, fin 2013, pour une multinationale étrangère (secteur marchand non agricole), soit 1,85 million de personnes.

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En France, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent à Versailles pour débattre de leur attitude cinq jours avant l’ouverture des [États généraux. C’est l’origine du Club breton auquel s’agrégeront très vite des députés« patriotes »venus d’autres provinces : Mounier et Robespierre parmi les premiers, Mirabeau, Sieyès, Barnave, Pétion, Grégoire, les Lameth, Rœderer et Buzot assez vite. Le petit groupe parlementaire prendra en quelques mois une influence croissante au sein de la gauche et deviendra le Club des Jacobins en eménageant dans un nouveau local à Paris. Son nom officiel : la société des amis de la Constitution.

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