L’Union européenne s’enfonce dans la crise. La seule réponse apportée jusqu’à ce jour par les gouvernements, au-delà du sauvetage des banques, est l’instauration, à des degrés divers dans tous les pays, de politiques économiques et sociales d’austérité.
Le sommet dit «social ou de crise» s’est donc tenu à l’Élysée le 18 janvier dernier. Visiblement, le président de la République ne voulait pas aller «au clash» dans la limite où, sur deux points durs (TVA sociale et accords compétitivité-emploi), rien n’a été annoncé.
Face à l’augmentation importante du chômage, la Commission exécutive confédérale prend acte de certaines décisions gouvernementales le 18 janvier qui, tout en étant insuffisantes et entraînant un redéploiement de moyens, répondent (parfois partiellement) à certaines demandes de Force Ouvrière (chômage partiel, banque nationale pour l’industrie, directive détachement, crédits supplémentaires pour l’insertion des demandeurs d’emploi, prolongation de la R2F).
En 2010, la réforme des retraites prévoyait le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite, afin qu’il passe de 60 à 62 ans de manière progressive. Chaque année, l’âge légal devait augmenter de quatre mois par génération pour atteindre 62 ans en 2018. Le plan d’équilibre des finances publiques