Les inspecteurs de l’Education nationale se trouvent confrontés au bouleversement des conditions dans lesquelles ils doivent exercer leur mission pédagogique et la gestion des personnels (gestion du remplacement, d'une partie de la formation par le biais des conseillers pédagogiques, interlocuteur local pour les relations avec les différents partenaires mairies parents...).
La mission complexe du 1er degré qui n'est pas seulement un rôle d'inspection mais qui est garant du fonctionnement des écoles du 1er degré et du maintien du service public d'éducation notamment en secteur rural, n’est pas pris en compte. La mise en place des EPEP, qui aboutit à la disparition des écoles rurales, met en cause l’existence même des IEN qui n'auraient plus la mission de gestion de personnels. 50 inspections départementales viennent d’être l’objet d’audits concernant le remplacement.
Le relevé de conclusions signé par l’UNSA et le ministre suscite des critiques Notamment sur la revalorisation financière. Les IEN n'obtiennent pratiquement rien (reporté à la refonte des carrières de la catégorie A). Les mesures indemnitaires ne répondent pas à la véritable revalorisation attendue par tous. L’économie semble peser sur la formation qui se fait directement en responsabilité avec quelques stages à l'ESEN.
Le syndicat FO des inspecteurs demande au ministre de prendre en considération le malaise des collègues et d’engager à nouveau la négociation permettant de répondre à leurs préoccupations. Il appelle les inspecteurs à adhérer à FO, syndicat indépendant et confédéré.