À trop parler de la crise économique, les médias finiraient par l'aggraver : c'est la conclusion d'une étude réalisée par le cabinet Gnresearch pour le compte d'Ethic, mouvement patronal qui représente plus de 100.000 entreprises.
Ainsi, selon cette étude, 45% des Français affirment avoir une «overdose» d'information sur la crise. Cette «surmédiatisation» aurait un double impact. D'une part, elle inciterait les entreprises à geler leurs projets: 65% des interviewés estiment que les investissements des entreprises sont freinés à cause des médias. D'autre part, elle ralentirait la consommation des particuliers: 43% des interviewés affirment que leur consommation quotidienne a été freinée du fait de l'information diffusée.
Bien sûr, pour la Fédération FO BTP-Bois les médias ne sont pas responsables de la crise, ni même du climat dépressif ambiant. «Les Français constatent d'eux-mêmes qu'ils ne peuvent plus obtenir de crédit et que les entreprises ferment.
Pour autant, quand elle entend, à l'heure des voeux, le président de la Capeb jouait le registre d’une grande inquiétude en disant tout et son contraire. FO BTP-Bois y met un bémol. En effet, celui-ci souligne l'inquiétude des artisans face au retournement brutal de leur activité mais en même temps, il salue le plan de relance de l'économie en insistant sur le potentiel des mesures issues du Grenelle, en termes d'activités nouvelles qui selon lui apportera une bouffée d'oxygène, ce qui est vrai.
L’insee renchérit en estimant un recul en 2009 pour les travaux publics de -6% et du bâtiment de -7,7%. On notera au passage que celui-ci est très performant puisqu’il affine ses chiffres au décimal.
La fédération tient à rappeler, tout de même que le secteur est en plein expansion sans discontinuer depuis 1999 et que si, il est incontestable qu’il y ait un ralentissement dans nos secteurs, se projeter sur l’ensemble de l’année 2009 alors que l’on ne peut pas estimer l’impact qu’aura l'effet d'entraînement de la croissance verte sur l'activité, apparaît plutôt à du catastrophisme pour entre autre inciter les salariés à modérer leurs revendications salariales.
FO BTP-Bois ne l’acceptera pas surtout quand on sait qu’avec l’automobile, le BTP est le secteur industriel le plus aidé pour relancer la machine économique.