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/// FéDéRATION FO EQUIPEMENT, TRANSPORTS ET SERVICES

Communiqué du mercredi 1 avril 2009

> RÉFORME PORTUAIRE: «IL EST TEMPS D'ARRÊTER LA CASSE»

La Fédération Force Ouvrière de l'Equipement, de l'Environnement, des Transports et de Services (FEETS FO) opposée, dès l'origine, au projet gouvernemental de réforme portuaire qui s'est traduit par une loi de privatisation et par la suite un accord cadre national, constate que dans le contexte de crise économique actuel, poursuivre dans cette voie, met en péril l'emploi sur les ports.

En effet, comme le constate la chambre patronale du secteur, le trafic est « sur une tendance qui reste nettement négative » notamment dans la filière automobile et la sidérurgie, or le projet est de mobiliser des capitaux, eux-mêmes actuellement indisponibles, pour aboutir au transfert de la totalité des activités de manutention portuaire – personnels et outils- vers des entreprises privées.

Dans ce contexte, la FEETS FO qui est la seule organisation à ne pas avoir signé l'accord cadre, note que les travailleurs portuaires n'acceptent pas d'être livrés au secteur privé en perdant leur droit notamment la garantie d'emploi lié aux établissements publics.

La FEETS FO demande au gouvernement qui a initié la réforme, à la demande du MEDEF, de l’arrêter et de suspendre sa mise en œuvre. Ceci est d’autant plus indispensable vu la nouvelle donne économique.

La FEETS FO rappelle que l'argument du gouvernement à l'époque était la nécessité de mobiliser les capitaux privés pour investir dans le domaine portuaire et aboutir à sa modernisation, ce qu'il ne pouvait pas faire, selon lui, en raison de la dette de l'Etat. Or, depuis, ce même gouvernement a mobilisé des milliards pour les banques.

La FEETS FO considère que l'activité portuaire est un élément structurant de l'activité économique et exige des moyens et la mobilisation de la finance publique pour sa sauvegarde et son développement en abandonnant le dogme libéral de la privatisation afin de préserver les emplois et les conditions de travail des travailleurs portuaires.

L'heure n'est plus aux faux-semblants : « Arrêt de la réforme portuaire, maintien des emplois dans les établissements publics ».


mercredi 1 avril 2009
http://www.fets-fo.fr/




 
 
 
 

FéDéRATION FO EQUIPEMENT, TRANSPORTS ET SERVICES

Réforme portuaire: «Il est temps d'arrêter la casse»

La Fédération Force Ouvrière de l'Equipement, de l'Environnement, des Transports et de Services (FEETS FO) opposée, dès l'origine, au projet gouvernemental de réforme portuaire qui s'est traduit par une loi de privatisation et par la suite un accord cadre national, constate que dans le contexte de crise économique actuel, poursuivre dans cette voie, met en péril l'emploi sur les ports.

En effet, comme le constate la chambre patronale du secteur, le trafic est « sur une tendance qui reste nettement négative » notamment dans la filière automobile et la sidérurgie, or le projet est de mobiliser des capitaux, eux-mêmes actuellement indisponibles, pour aboutir au transfert de la totalité des activités de manutention portuaire – personnels et outils- vers des entreprises privées.

Dans ce contexte, la FEETS FO qui est la seule organisation à ne pas avoir signé l'accord cadre, note que les travailleurs portuaires n'acceptent pas d'être livrés au secteur privé en perdant leur droit notamment la garantie d'emploi lié aux établissements publics.

La FEETS FO demande au gouvernement qui a initié la réforme, à la demande du MEDEF, de l’arrêter et de suspendre sa mise en œuvre. Ceci est d’autant plus indispensable vu la nouvelle donne économique.

La FEETS FO rappelle que l'argument du gouvernement à l'époque était la nécessité de mobiliser les capitaux privés pour investir dans le domaine portuaire et aboutir à sa modernisation, ce qu'il ne pouvait pas faire, selon lui, en raison de la dette de l'Etat. Or, depuis, ce même gouvernement a mobilisé des milliards pour les banques.

La FEETS FO considère que l'activité portuaire est un élément structurant de l'activité économique et exige des moyens et la mobilisation de la finance publique pour sa sauvegarde et son développement en abandonnant le dogme libéral de la privatisation afin de préserver les emplois et les conditions de travail des travailleurs portuaires.

L'heure n'est plus aux faux-semblants : « Arrêt de la réforme portuaire, maintien des emplois dans les établissements publics ».

Communiqué du 01/04/2009