Sale temps pour ceux qui protègent le consommateur des dangers du profit à tout prix: après la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui s’est fait couper les ailes, les associations de défense des consommateurs qui gênent sont dans le collimateur. Le récent rapport de Mme Dominique Laurent, rendu, le 7 mai, au secrétaire d’État à l’industrie et à la consommation, M. Luc Chatel, qui le lui avait commandé en février avec pour mission de «rendre le mouvement plus performant», propose de limiter le nombre d’associations présentes aux côtés des consommateurs, de privilégier celles qui prônent, au lieu du règlement amiable des litiges, l’action judiciaire, qui défavorise les plus démunis ne pouvant se payer les frais de justice, et écarte une approche sociale du consumérisme.
Sale temps pour ceux qui protègent le consommateur des dangers du profit à tout prix: après la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui s’est fait couper les ailes, les associations de défense des consommateurs qui gênent sont dans le collimateur. Le récent rapport de Mme Dominique Laurent, rendu, le 7 mai, au secrétaire d’État à l’industrie et à la consommation, M. Luc Chatel, qui le lui avait commandé en février avec pour mission de «rendre le mouvement plus performant», propose de limiter le nombre d’associations présentes aux côtés des consommateurs, de privilégier celles qui prônent, au lieu du règlement amiable des litiges, l’action judiciaire, qui défavorise les plus démunis ne pouvant se payer les frais de justice, et écarte une approche sociale du consumérisme.
Elle préconise en outre une réforme du Conseil national de la consommation (CNC) en réduisant le nombre d’associations existantes de dix-sept à huit selon des critères de notoriété, de représentativité et d’activité. Pour ConsoFrance, qui regroupe neuf associations de consommateurs dont l’AFOC, «tout donne à penser que les associations ont d’abord été choisies, et que les critères ont été définis ensuite. En effet, parmi les huit associations retenues, on en compte trois issues de la mouvance familiale, trois de la mouvance syndicale et deux associations d’inspiration libérale (l’UFC et la CLCV) qui seraient surreprésentées en terme de sièges (deux postes chacune). Les neuf autres associations ne seraient plus reconnues à part entière et verraient leurs subventions amputées. À l’inverse, nous, associations de ConsoFrance qui représentons le consumérisme social en France, n’aurions plus que deux associations sur neuf considérées comme représentatives».