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///  PRESSE - COMMUNICATION - MERCREDI 1 SEPTEMBRE 2010

Post-scriptum

> RETRAIT, ABANDON, ZAPPING...

Article de Yves Veyrier, Secrétaire confédéral, paru dans FO Hebdo n°2953

La donne concernant la «réforme» des retraites est parfaitement connue. Le gouvernement a choisi très clairement d’ajuster le système des retraites en France aux contraintes imposées par les marchés financiers: réduire la dépense publique et la dépense sociale, c’est-à-dire réduire la part des richesses redistribuée au profit de la solidarité. Pour ce faire: réduire les droits des salariés en reculant l’âge ouvrant droit à la retraite (de 60 à 62 ans) comme celui permettant de bénéficier d’une retraite sans décote (de 65 à 67 ans), tout en poursuivant l’allongement de la durée de cotisation.

Un autre choix était possible, celui que propose notamment FO: préserver les droits de salariés en trouvant une solution au problème de financement. FO a fait en la matière des propositions précises qui, évidemment, conduisent à réduire la part des richesses dont profitent les spéculateurs et les plus riches (en taxant les bénéfices non réinvestis par exemple ou encore faisant porter la CSG sur les revenus du capital quand celle-ci porte aujourd’hui essentiellement sur les salaires).

L’arbitrage, à ce point, dépendra du rapport de force en faveur de l’un ou l’autre choix. Telle est la raison de la nécessaire clarté des positions et d’une détermination affichée (FO proposait dès février 2010 un appel commun à une grève interprofessionnelle franche de 24 heures). Tel est aujourd’hui l’enjeu de la réussite de la mobilisation du 7 septembre. Tout l’été FO a mené campagne auprès des salariés (information complète sur les enjeux de la réforme, cartes postales, autocollants, affiches).

L’unité d’action de l’ensemble des organisations syndicales est un des paramètres déterminants de la réussite. Or, on le sait aussi depuis le début des discussions sur ce dossier, toutes les organisations syndicales n’ont pas les mêmes positions sur ce que devrait être une réforme et les droits à venir en matière de retraites selon qu’elles considèrent que l’on peut et doit ou non préserver les droits conquis au fil du temps.

Toutes, en tout cas, ont exprimé leur opposition aux choix du gouvernement. Toutes ont dit qu’elles se refusaient à une négociation à la marge. Or, sur les points clés de sa réforme (62 ans, 67 ans et 41,5 années de cotisations), le gouvernement a indiqué et démontré clairement, encore cet été, qu’il ne bougerait pas.

C’est cela qui a amené FO à proposer que l’ensemble des organisations syndicales se mette d’accord sur un mot d’ordre simple et clair et, apparemment, partagé: celui du retrait du projet du gouvernement. Pas de fixation sur un mot, on peut écrire «abandon», «annulation», «zapping» même. L’idée est et demeure d’afficher un front uni et déterminé sur cette base minimale (refuser le recul à 62 et 67 ans) pour espérer discuter et obtenir une réforme sur une base de progrès.

 
 
 
 
 
 

Post-scriptum

Retrait, abandon, zapping...

Article de Yves Veyrier, Secrétaire confédéral, paru dans FO Hebdo n°2953

La donne concernant la «réforme» des retraites est parfaitement connue. Le gouvernement a choisi très clairement d’ajuster le système des retraites en France aux contraintes imposées par les marchés financiers: réduire la dépense publique et la dépense sociale, c’est-à-dire réduire la part des richesses redistribuée au profit de la solidarité. Pour ce faire: réduire les droits des salariés en reculant l’âge ouvrant droit à la retraite (de 60 à 62 ans) comme celui permettant de bénéficier d’une retraite sans décote (de 65 à 67 ans), tout en poursuivant l’allongement de la durée de cotisation.

Un autre choix était possible, celui que propose notamment FO: préserver les droits de salariés en trouvant une solution au problème de financement. FO a fait en la matière des propositions précises qui, évidemment, conduisent à réduire la part des richesses dont profitent les spéculateurs et les plus riches (en taxant les bénéfices non réinvestis par exemple ou encore faisant porter la CSG sur les revenus du capital quand celle-ci porte aujourd’hui essentiellement sur les salaires).

L’arbitrage, à ce point, dépendra du rapport de force en faveur de l’un ou l’autre choix. Telle est la raison de la nécessaire clarté des positions et d’une détermination affichée (FO proposait dès février 2010 un appel commun à une grève interprofessionnelle franche de 24 heures). Tel est aujourd’hui l’enjeu de la réussite de la mobilisation du 7 septembre. Tout l’été FO a mené campagne auprès des salariés (information complète sur les enjeux de la réforme, cartes postales, autocollants, affiches).

L’unité d’action de l’ensemble des organisations syndicales est un des paramètres déterminants de la réussite. Or, on le sait aussi depuis le début des discussions sur ce dossier, toutes les organisations syndicales n’ont pas les mêmes positions sur ce que devrait être une réforme et les droits à venir en matière de retraites selon qu’elles considèrent que l’on peut et doit ou non préserver les droits conquis au fil du temps.

Toutes, en tout cas, ont exprimé leur opposition aux choix du gouvernement. Toutes ont dit qu’elles se refusaient à une négociation à la marge. Or, sur les points clés de sa réforme (62 ans, 67 ans et 41,5 années de cotisations), le gouvernement a indiqué et démontré clairement, encore cet été, qu’il ne bougerait pas.

C’est cela qui a amené FO à proposer que l’ensemble des organisations syndicales se mette d’accord sur un mot d’ordre simple et clair et, apparemment, partagé: celui du retrait du projet du gouvernement. Pas de fixation sur un mot, on peut écrire «abandon», «annulation», «zapping» même. L’idée est et demeure d’afficher un front uni et déterminé sur cette base minimale (refuser le recul à 62 et 67 ans) pour espérer discuter et obtenir une réforme sur une base de progrès.

Activité syndicale du 01/09/2010