Journaliste, Jean-Paul Vespini vit en Provence. En 2006 il a reçu le prix Pierre Chany, récompensant le meilleur article de cyclisme écrit en langue française. Paru en mai 2009, son cinquième livre évoque l’extraordinaire aventure des soixante coureurs du Tour de France 1903, le premier tour d’une longue série de celui qu’on appelle «le Père Noël de l’été».
Journaliste, Jean-Paul Vespini vit en Provence. En 2006 il a reçu le prix Pierre Chany, récompensant le meilleur article de cyclisme écrit en langue française. Paru en mai 2009, son cinquième livre évoque l’extraordinaire aventure des soixante coureurs du Tour de France 1903, le premier tour d’une longue série de celui qu’on appelle «le Père Noël de l’été».
Soixante pionniers du cyclisme dont les métiers étaient des plus variés: menuisiers, forgerons ou encore bouchers. Des costauds en tout cas, qui s’élancèrent à fond dans la première aventure du Tour de France, sur des vélos de seize kilos, sans freins, avec des jantes en bois qui étaient pourvues des premiers pneus pleins. Les six étapes de quatre cents kilomètres allaient aussi bien se porter que le matériel.
Tous ces héros de la route, roublards ou grands seigneurs, sont accompagnés et soutenus, mais aussi critiqués, par les reporters du tour et les journaux de l’époque. Les nombreuses photographies montrent les visages célèbres de cette première année, mais n’ignorent pas non plus tous les sans-grade héroïques, les grandes gueules pittoresques et le grand patron du tour, Henri Desgrange. En direct, la lutte au coude à coude est intense chez les coureurs, mais on assiste aussi à la bataille de l’information qui fut livrée sur le premier Tour de France. L’ambiance de ces duels à vélo, auxquels se sont livrés Maurice Garin, Hippolyte Aucouturier, Marcel Kerff, est recrée. Sans oublier tous les autres, les moins connus, qui figuraient dignement à cet événement historique que fut le premier départ du tour 1903.