Le nombre de soldats allemands morts en Afghanistan se chiffrait à 43 quand le déploiement de la Bundeswehr a été justifié économiquement par le président fédéral allemand Horst Köhler, par ailleurs ancien directeur général du FMI: «Dans le doute et en cas de nécessité, un engagement militaire peut être nécessaire pour protéger nos intérêts, par exemple la liberté des voies commerciales, par exemple en empêchant l’instabilité dans des régions entières, qui aurait des effets négatifs sur nos échanges, nos emplois et nos revenus.» Devant le tollé déclenché, il a été contraint de démissionner immédiatement, le 31 mai. Avec plus de 4.000 soldats au sein de la Force internationale de stabilisation en Afghanistan (ISAF), le contingent allemand est le troisième plus important derrière les États-Unis et la Grande-Bretagne. Un investissement considérable. Quant au gouvernement français, il est bien entendu à l’abri de tels dérapages verbaux…