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SECTEUR COMMUNICATION - BIT - MARDI 5 JANVIER 2010
Post-scriptum
> 2010: SE FAIRE ENTENDRE
Article de Yves Veyrier, Secrétaire confédéral, paru dans FO Hebdo n°2923
Tout au long de l’année 2009, face à la crise et à ses conséquences sociales, la CGT-FO s’est fait entendre.
À commencer dans les entreprises: les militants et délégués des syndicats se sont battus avec les salariés contre les licenciements. Ainsi, jusqu’aux derniers jours de l’année et dès le début de l’année nouvelle, nos camarades FO de Pimkie à Lille, en grève depuis le 19 décembre, manifestaient pour faire payer aux employeurs les 190 suppressions d’emplois annoncées. Le 10 novembre, plus de 200 délégués FO de diverses entreprises en France, confrontés à la brutalité des effets – réels ou prétextés – de la crise étaient rassemblés à la Bourse du travail à Paris par la Confédération. Ils exprimaient la colère, parfois l’amertume, mais aussi la détermination à défendre leur dignité, celle de leurs collègues.
La Confédération, les fédérations et les Unions départementales se sont fait entendre, tant sur les revendications que dans la négociation quand celle-ci a eu lieu: salaires et redistribution des richesses contre les méfaits du système capitaliste et financier, arrêt des licenciements et contrôle de l’utilisation des aides publiques par les entreprises, conditions et organisation du travail contre les pressions insupportables au nom de la rentabilité à tout prix, amélioration du chômage partiel, prolongation de l’AER (Allocation Équivalent Retraite), création d’une ASI (Allocation de Solidarité Intergénérationnelle) pour appuyer l’emploi des jeunes, égalité professionnelle homme-femme...
La CGT-FO s’est fait entendre pour mobiliser, les 29 janvier et 19 mars, plusieurs millions de salariés. Elle s’est aussi fait entendre en refusant d’anesthésier la réaction des salariés par la répétition de manifestations sans lendemain.
Chacun sait que 2010 sera sans doute une année difficile: l’emploi demeure menacé, mais aussi les retraites, la Sécurité sociale. Le pouvoir d’achat des salaires demeure à la traîne. Le service public et ses agents subissent les restrictions budgétaires et les suppressions d’emplois et restructurations.
Il faudra se faire entendre. À tous les niveaux: chaque adhérent, chaque syndicat et bien sûr la Confédération. Et ainsi assurer les salariés que c’est avec FO qu’ils seront entendus.
Telle doit être notre responsabilité et telle est notre détermination, en particulier avec toute l’équipe de FO Hebdo, du site Internet et de la communication.
Merci Gérard pour le passage de témoin et, sans oublier Jean-Claude et Rémy, salut Claude.