La Hongrie va bénéficier d’un prêt de 20 milliards d’euros, accordé par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE), en échange d’un «programme d’ajustements structurels». L’agence de notation Fitch Ratings s’est félicité des dernières élections dans le pays, «une opportunité pour introduire des réformes structurelles», afin «de compléter l’amélioration de la situation des finances publiques». Une politique d’austérité est pourtant menée depuis septembre 2006. Objectif: ramener le déficit à 3% du PIB et l’endettement à 60%, selon les critères des traités de l’UE. À la clé: une réduction des dépenses de l’État, des dépenses sociales, essentiellement allocations familiales, sécurité sociale et système des retraites, ainsi qu’une hausse de la TVA. Résultat: dès 2007, un taux de croissance de 1,1%, alors le plus bas depuis dix ans et le plus faible de l’UE. Dès l’année suivante, le pays, le premier du bloc de l’Est à s’être ouvert aux investissements étrangers, devait déjà être secouru par le FMI, l’UE et la Banque mondiale.