FGTA-FO Magazine — Pour un responsable syndical comme vous, quelle est la principale difficulté de ces élections?
J.P. M — Pour nous, le plus difficile est de trouver des candidats pour constituer nos listes Force Ouvrière sur l’ensemble des cantons. Rendez-vous compte que les organisations de salariés doivent présenter des listes complètes de trois à six candidats alors que les ressortissants des 1er et 3e collèges sont élus au scrutin uninominal. Nous sommes demandeurs, sans succès jusqu’ici, d’une simplification autorisant des listes départementales ou de circonscription plutôt que des listes cantonales.
FGTA-FO Magazine — En quoi les militants Force Ouvrière peuvent-ils vous aider à préparer ces élections?
J.P. M—Principalement en se rapprochant des Unions Départementales pour consulter les listes d’électeurs avec les Secrétaires d’Unions Départementales pour voir s’ils connaissent des personnes qui pourraient être proposées comme candidats. Mais aussi en s’inscrivant auprès de la Commission Elections des U.D. pour aller à la recherche de candidats.
De son côté, la Fédération va accompagner les 20 départements qui, en 2005, n’avaient pas présenté de candidats pour les aider dans leurs actions.
FGTA-FO Magazine—Pour terminer, quel est pour vous l’enjeu de ces élections?
J.P. M — Même si ces élections n’entrent pas en jeu pour la détermination des critères de représentativité, elles seront un test important pour la crédibilité de Force Ouvrière dans le monde agricole. Force Ouvrière s’implique dans ces élections afin d’assurer aux ressortissants de la MSA une protection sociale efficace et de proximité.
C’est en ce sens que contrairement à d’autres nous voulons maintenir ce régime et même les élections bien que ce soit très difficile.