Oui. Certes, les mesures gouvernementales s’appliquent indistinctement aux hommes comme aux femmes. Mais certaines d’entre elles vont frapper plus durement les femmes (passage de 65 à 67 ans, augmentation de la durée de cotisation) car celles-ci sont plus souvent victimes de carrières incomplètes. À cela s’ajoutent également les discriminations dont elles sont victimes dans le monde du travail: précarité, temps partiel subi, salaires inférieurs de 20% à celui des hommes à poste équivalent, etc.
Déjà, en leur temps, les réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) avaient pénalisé les femmes, notamment en prenant comme base de calcul les 25 meilleures années.
Loin de corriger les inégalités qui frappent les femmes au long de leur vie professionnelle, le plan gouvernemental vient au contraire introduire des mécanismes qui valident et aggravent ces discriminations.