Journée à vocation revendicative, solidaire et internationaliste, longtemps caractérisée par des répressions sanglantes, c’est Pétain qui, en France, en fît un jour férié, craignant malgré l’occupation, son impact.
A l’origine de la date du 1er mai, l’exécution des 7 martyrs de Chicago, ( sans même que leur culpabilité fut démontrée ), qui faisait suite à un attentat à la bombe contre la police en pleine manifestation, le 1er Mai 1886.
C’est en 1889 que cette date prend sa dimension internationale.
Et c’est en 1891 que la répression contre cette journée symbole fait ses premiers morts sur notre territoire.
Une grève débutée fin Avril au centre textile de Fourmies.
Le matin du 1er Mai les jeunes du pays comme à l’accoutumée vont cueillir le «Mai» dans les champs et en reviennent fleuris.
A leur retour, ils se joignent aux manifestants qui exigent la libération des «arrêtés» du matin.
Le sous-préfet ordonne de faire place propre.
Le Commandant des troupes s’exécute et fait tirer dans la foule!
9 morts.
Pas un de plus de 30 ans.
4 jeunes filles tuées.
2 enfants.
La responsabilité du massacre fut attribuée à deux militants ouvriers qui écopèrent respectivement de un et six ans de prison.
Loin d’être exhaustifs, ces rappels historiques nous confirment que loin d’être une fête ( malgré la joie que nous avons d’y participer et de nous y retrouver ), le 1er Mai reste:
- une journée militante d’hommage à nos anciens qui nous ont tracé la route;
- une journée de conscience de la nécessité pour les travailleurs de construire leur avenir et celui de leurs enfants;
- une journée de conquête ( reconquête ) et de défense de leurs justes droits!
Le 1er Mai, pour nos anciens, pour nos enfants, tous aux défilés!
fojeunes@force-ouvriere.fr