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/// JOUR APRÈS JOUR DU JEUDI 2 FÉVRIER 2012

Lejaby

> UN PROJET DE RECONVERSION EST SUR LA TABLE À YSSINGEAUX

Une PME spécialisée dans la maroquinerie de luxe s'est déclarée prête à transformer le site de Haute-Loire en usine de confection de sacs Vuitton en reprenant les 93 salariés de la marque de lingerie. FO espère que l’annonce ne sera pas sans lendemain.
Les 93 salariés de l'usine Lejaby de Yssingeaux (Haute-Loire) ont retrouvé mercredi leurs sourires qui s'étaient figés depuis le 18 janvier, jour où le tribunal de Commerce de Lyon avait désigné un repreneur ayant décidé de liquider leur outil de travail (voir notre article du 20 janvier 2011). Le ministre de l'Enseignement supérieur et député de la circonscription, Laurent Wauquiez, venait de leur annoncer de vive voix que le site de confection de lingerie qu’ils occupent nuit et jour depuis deux semaines allait profiter d’un plan ambitieux de reconversion. FO espère maintenant que l’annonce ne sera pas sans lendemain.

Une société (Sofama) spécialisée dans la maroquinerie de luxe s'est déclarée en effet prête à reprendre l’usine en question pour la transformer en atelier de confection de produits de luxe. Son patron, Vincent Rabérin, qui accompagnait hier le ministre, s’est engagé à garder les 90 femmes et les trois hommes travaillant jusque-là pour Lejaby à Yssingeaux. Ce maroquinier a mis en avant son expérience et son savoir-faire auprès du groupe LVMH, dont il est l’un des fabricants de sacs à main Vuitton et Chanel. Située à Espinasse-Vozelle dans l’Allier, la PME emploie environ 200 personnes et souhaite s’agrandir avec le soutien de la direction de LVMH qui a promis de lui allouer «un plan de charge de plusieurs années assurant le maintien des emplois sur place, à travers sa filiale Louis Vuitton».

Pour garantir leurs reconversions, les ex-Lejaby devront suivre une formation de six mois à un an payée par l'Etat. «C'est pas de la corseterie, il faudra vous remettre en question», a prévenu leur futur employeur, avant de préciser, que chacun d’entre eux pourraient prétendre à un CDI à partir du 1er mars prochain. Sofama a désormais jusqu’au 6 février pour déposer une offre en bonne et due forme auprès du préfet. Et si le projet se concrétise, la transformation de l’usine sera facilitée par un crédit d’Etat de deux millions d’euros débloqués par Matignon.

À l’Union départementale FO de la Haute-Loire, on ne veut pas se réjouir trop vite. «La reconversion pour tous doit s’inscrire dans la durée. On sera vigilant jusqu’au bout car on est jamais à l’abri d’un chasseur de prime dans ce genre de situation», explique son secrétaire général, Pascal Samouth. «Le projet suscite beaucoup d’intérêts et d’espoirs chez les salariés. Il ne faudra pas les décevoir», prévient-il.

FO demande aujourd’hui aux pouvoirs publics de s’atteler à trouver également une solution pour les quelque 162 ex-Lejaby laissés sur le carreau à Rillieux-la-Pape (Rhône). Là où le repreneur de la marque choisi par le tribunal de Commerce (Alain Prost) ne veut maintenir en que 195 emplois sur les 450 que comptait l’entreprise de lingerie en France. Pour le reste, souligne Pascal Samouth, «nous maintenons notre revendication d’un plan exceptionnel de préretraite pour tous les seniors qui ne pourraient pas être reclassés». Histoire que tous et toutes retrouvent un sourire une bonne fois pour toutes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Lejaby

Un projet de reconversion est sur la table à Yssingeaux

Une PME spécialisée dans la maroquinerie de luxe s'est déclarée prête à transformer le site de Haute-Loire en usine de confection de sacs Vuitton en reprenant les 93 salariés de la marque de lingerie. FO espère que l’annonce ne sera pas sans lendemain.

Les 93 salariés de l'usine Lejaby de Yssingeaux (Haute-Loire) ont retrouvé mercredi leurs sourires qui s'étaient figés depuis le 18 janvier, jour où le tribunal de Commerce de Lyon avait désigné un repreneur ayant décidé de liquider leur outil de travail (voir notre article du 20 janvier 2011). Le ministre de l'Enseignement supérieur et député de la circonscription, Laurent Wauquiez, venait de leur annoncer de vive voix que le site de confection de lingerie qu’ils occupent nuit et jour depuis deux semaines allait profiter d’un plan ambitieux de reconversion. FO espère maintenant que l’annonce ne sera pas sans lendemain.

Une société (Sofama) spécialisée dans la maroquinerie de luxe s'est déclarée en effet prête à reprendre l’usine en question pour la transformer en atelier de confection de produits de luxe. Son patron, Vincent Rabérin, qui accompagnait hier le ministre, s’est engagé à garder les 90 femmes et les trois hommes travaillant jusque-là pour Lejaby à Yssingeaux. Ce maroquinier a mis en avant son expérience et son savoir-faire auprès du groupe LVMH, dont il est l’un des fabricants de sacs à main Vuitton et Chanel. Située à Espinasse-Vozelle dans l’Allier, la PME emploie environ 200 personnes et souhaite s’agrandir avec le soutien de la direction de LVMH qui a promis de lui allouer «un plan de charge de plusieurs années assurant le maintien des emplois sur place, à travers sa filiale Louis Vuitton».

Pour garantir leurs reconversions, les ex-Lejaby devront suivre une formation de six mois à un an payée par l'Etat. «C'est pas de la corseterie, il faudra vous remettre en question», a prévenu leur futur employeur, avant de préciser, que chacun d’entre eux pourraient prétendre à un CDI à partir du 1er mars prochain. Sofama a désormais jusqu’au 6 février pour déposer une offre en bonne et due forme auprès du préfet. Et si le projet se concrétise, la transformation de l’usine sera facilitée par un crédit d’Etat de deux millions d’euros débloqués par Matignon.

À l’Union départementale FO de la Haute-Loire, on ne veut pas se réjouir trop vite. «La reconversion pour tous doit s’inscrire dans la durée. On sera vigilant jusqu’au bout car on est jamais à l’abri d’un chasseur de prime dans ce genre de situation», explique son secrétaire général, Pascal Samouth. «Le projet suscite beaucoup d’intérêts et d’espoirs chez les salariés. Il ne faudra pas les décevoir», prévient-il.

FO demande aujourd’hui aux pouvoirs publics de s’atteler à trouver également une solution pour les quelque 162 ex-Lejaby laissés sur le carreau à Rillieux-la-Pape (Rhône). Là où le repreneur de la marque choisi par le tribunal de Commerce (Alain Prost) ne veut maintenir en que 195 emplois sur les 450 que comptait l’entreprise de lingerie en France. Pour le reste, souligne Pascal Samouth, «nous maintenons notre revendication d’un plan exceptionnel de préretraite pour tous les seniors qui ne pourraient pas être reclassés». Histoire que tous et toutes retrouvent un sourire une bonne fois pour toutes.

Jour après jour du 02/02/2012