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/// JOUR APRÈS JOUR DU JEUDI 4 FÉVRIER 2010

Droits des citoyens

> FONCTIONNAIRES: POUVOIR LES LICENCIER, C’EST COMPROMETTRE LA NEUTRALITÉ RÉPUBLICAINE

Le gouvernement s’apprête à publier le décret «mobilité» permettant in fine le licenciement d’agents de l’État. Ce qui met en danger l'impartialité des agents et donc l’égalité de tous.
Les attaques se succèdent, les fonctionnaires étant à chaque fois la première cible d’un gouvernement escomptant l’effet «Café du Commerce». Alors qu’il vient de mettre en cause le calcul des retraites des fonctionnaires (voir notre «Jour après jour» du mardi 2 février), le chef du gouvernement, M. François Fillon, a défendu hier le projet de décret relatif à «la situation professionnelle des fonctionnaires de l’État». Après la loi sur la mobilité des fonctionnaires votée en plein été, ce «décret mobilité», rend possible le licenciement de fonctionnaires, après trois refus de réorientation. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne suffisant pas, il s’agit, ni plus ni moins, d’accélérer les suppressions d’emplois.

Jouant les ignorants, le Premier ministre a voulu appuyer son propos en soulignant qu’aujourd’hui «l'État peut licencier un fonctionnaire qui refuse un poste» car «il est réputé démissionnaire». La secrétaire générale de la Fédération générale de FO (FGF-FO), Anne Baltazar a dû le rappeler à la réalité: «jusqu'ici, les changements d'affectation imposés passaient par une commission administrative paritaire (CAP). Là, il n'y aura plus aucune discussion, plus aucune transparence, tout se fera de gré à gré, dans le bureau du supérieur hiérarchique». Sont ainsi directement menacés les principes républicains de neutralité et d'impartialité fondés sur la garantie de l'emploi qui vise à préserver les fonctionnaires des pressions. Pour le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, «c'est une sérieuse attaque contre le statut», mais aussi «sur le service public à destination des usagers».
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Droits des citoyens

Fonctionnaires: pouvoir les licencier, c’est compromettre la neutralité républicaine

Le gouvernement s’apprête à publier le décret «mobilité» permettant in fine le licenciement d’agents de l’État. Ce qui met en danger l'impartialité des agents et donc l’égalité de tous.

Les attaques se succèdent, les fonctionnaires étant à chaque fois la première cible d’un gouvernement escomptant l’effet «Café du Commerce». Alors qu’il vient de mettre en cause le calcul des retraites des fonctionnaires (voir notre «Jour après jour» du mardi 2 février), le chef du gouvernement, M. François Fillon, a défendu hier le projet de décret relatif à «la situation professionnelle des fonctionnaires de l’État». Après la loi sur la mobilité des fonctionnaires votée en plein été, ce «décret mobilité», rend possible le licenciement de fonctionnaires, après trois refus de réorientation. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne suffisant pas, il s’agit, ni plus ni moins, d’accélérer les suppressions d’emplois.

Jouant les ignorants, le Premier ministre a voulu appuyer son propos en soulignant qu’aujourd’hui «l'État peut licencier un fonctionnaire qui refuse un poste» car «il est réputé démissionnaire». La secrétaire générale de la Fédération générale de FO (FGF-FO), Anne Baltazar a dû le rappeler à la réalité: «jusqu'ici, les changements d'affectation imposés passaient par une commission administrative paritaire (CAP). Là, il n'y aura plus aucune discussion, plus aucune transparence, tout se fera de gré à gré, dans le bureau du supérieur hiérarchique». Sont ainsi directement menacés les principes républicains de neutralité et d'impartialité fondés sur la garantie de l'emploi qui vise à préserver les fonctionnaires des pressions. Pour le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, «c'est une sérieuse attaque contre le statut», mais aussi «sur le service public à destination des usagers».

Jour après jour du 04/02/2010