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Pas si sot, l’idiotisme

, Corinne Kefes

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Jouer avec les mots est un plaisir qui se trouve augmenté quand on en vient à jouer avec les langues aussi. Nos échanges sont souvent émaillés d’expressions imagées qui sont une gageure pour tout traducteur. Car bien traduire ce n’est pas se fier au mot à mot, mais pénétrer le sens de la phrase, y ajouter la part de culture des uns et retranscrire l’idée en utilisant la part de culture des autres.

Cependant, c’est en maniant le mot à mot que le livre nous entraîne à la découverte des expressions populaires au-delà des frontières. À partir d’une expression française, l’auteure nous propose de voir « comment ils disent là-bas ». Et c’est là tout le sel de ce livre : voir comment chaque culture s’est appropriée un idiome, tout en se régalant des commentaires savoureux, drôles et pertinents qui l’accompagnent.

Ce qui surprend, c’est de constater que parfois seul le vocabulaire change (on dort comme une souche, une bûche ou un tronc selon notre pays) mais que parfois, c’est radicalement différent : si en France on « compte fleurette », à Montréal on « chante la pomme », en Allemagne on « râpe du bois de réglisse », en Espagne on « pèle la dinde », et au Mexique « on jette le chien »… Allez comprendre !

Que votre moustache pousse comme la broussaille ! Expressions des peuples, génie des langues de Muriel Gilbert. Ateliers Henry Dougier, 144 pages, 14,90€.

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Éphéméride

25 juin 1957

Convention de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le travail forcé

Chaque État membre s’engage à le supprimer comme mesure de coercition ou d’éducation politique, de méthode de mobilisation et d’utilisation de la main-d’œuvre, de mesure de discipline de travail ou de discrimination raciale, sociale, nationale ou religieuse.