Portrait - FO Hebdo

Personnels du Sénat : « Je milite pour le respect des droits des personnels du Sénat »

, Valérie Forgeront

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À 51 ans, Jean-Benoît Lagarde est le secrétaire général du Syndicat national FO des personnels du Sénat, le SyNaPeS FO, créé en 2016 en amont des premières élections professionnelles qui ont eu lieu le 26 juin au Sénat.

Malouin, pompier de Paris… Pas grand-chose ne prédestinait Jean-Benoît Lagarde à travailler au Sénat et à devenir le secrétaire général du SyNaPeS FO, créé en décembre 2016. Pas grand-chose, quoique. Il y a quinze ans, en fin de période opérationnelle, il se reconvertit. Titulaire d’un BTS d’informatique, il passe un concours et assure la sécurité-incendie au Sénat. À l’issue d’un concours interne, devenu secrétaire administratif, il participe pendant six ans à l’élaboration du budget du Sénat. Après un détour par une mission statistique, il est depuis deux ans chargé de l’optimisation du système bureautique du Sénat. Pendant ces années, moi et d’autres collègues avons observé les associations du Sénat. Catégorielles, elles prétendent se substituer aux syndicats, jusque-là inexistants, et cela avec la bénédiction de l’administration sénatoriale, autonome dans ses règles de fonctionnement.

Militer au Sénat nécessite de la diplomatie

1 160

C’est le nombre de personnels du Sénat. Ils sont soit fonctionnaires, soit contractuels
de droit public.

Or, cette administration n’hésite pas à réécrire le droit syndical, constate Jean-Benoît Lagarde qui, pour trouver un moyen de faire valoir les droits des personnels (1 160 fonctionnaires et contractuels de droit public) dans cet univers feutré, adhère alors FO. L’organisation est apolitique et défend le service public et ses missions. Le SyNaPeS FO est créé dans la foulée. Cette nouvelle présence syndicale nécessite de la diplomatie en interne !, insiste le militant alors que le Sénat a vécu, le 26 juin, ses premières élections professionnelles. Assorties d’un mécanisme qui fait encore la part belle aux associations, ces élections restent pour l’instant un affichage de respect des droits, mais elles ont au moins le mérite d’exister.