Communiqué de FO

Premier Salon des Comités d’entreprise Force Ouvrière

, Didier Porte

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1er Salon des CE FO
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Pour la 9e édition du rassemblement des élu(e)s de comités d’entreprise et de délégation unique du personnel organisé par la Confédération Force Ouvrière, la « Journée des Comités d’entreprise » devient le « Salon des Comités d’entreprise Force Ouvrière ».

Il se tiendra le :

Mardi 7 novembre 2017 de 8 h à 16h30
à « New Cap Event Center »
3 quai de Grenell, 75015 Paris
Accès : RER C station « Champ de Mars Tour Eiffel » ;
Metro Ligne 6 station « Bir Hakeim ».

Cet évènement a pour objectif d’apporter une aide concrète aux élu(e)s dans l’exercice de leurs fonctions en proposant, tout au long de la journée, des ateliers animés par nos experts, sur des sujets qui les concernent directement.

Lors de ce Premier Salon des comités d’entreprise FO, trois cycles d’ateliers de 45 minutes chacun seront organisés aux horaires suivants : 10 h 30, 11 h 30 et 13 h 30. Lors de chaque cycle, les participants auront le choix entre quatre ateliers simultanés portant sur différentes thématiques :

  • 1/ Protection sociale complémentaire/ prévoyance : Quelles sont les règles à connaître et les enjeux en matière de complémentaire santé ? Le CE peut-il être tenu de participer au financement de la complémentaire santé ?
  • 2/ Information-consultation du CE/base de données économiques et sociales : Comment bien préparer les consultations du CE en tenant compte des délais préfix ? Que faire en cas d’information incomplète ? Comment tirer le meilleur parti de la base de données économiques et sociales ?
  • 3/ Utilisation des budgets du CE/Expertise : Comment s’y retrouver entre les deux budgets du CE ? Quelle est la « nouvelle donne » en matière de financement des expertises (co-financement…) ?
  • 4/ Santé et sécurité des travailleurs : Quelle sera la place de la santé et de la sécurité dans le comité social et économique ? Quels sont les éléments à connaître sur la commission santé, sécurité et conditions de travail ?

Les interventions menées au sein des différents ateliers intègreront les modifications apportées par les ordonnances.

Autre temps fort de ce Premier Salon des comités d’entreprise FO, une table ronde sur le thème « Culture et travail » sera animée par Jean Lebrun (journaliste à France Inter) de 14 h 45 à 15 h 45.

À cette occasion, seront abordées les interactions entre la culture et le monde du travail à travers l’histoire des comités d’entreprise, mais également au vu d’initiatives culturelles menées sur le terrain, tant dans le monde du travail, que dans des lieux de culture portant sur le monde du travail. Cette table ronde, qui permettra également de porter le regard sur ce que sont aujourd’hui les activités sociales et culturelles (ASC), correspond au souhait de la Confédération de renforcer la dimension culturelle des ASC.

L’intervention du Secrétaire Général Jean-Claude Mailly viendra clore cette journée (15h 45-16h30).

400 participants de toute la France assisteront à cet évènement au cours duquel interviendront des universitaires, juristes, élu(e)s de comité d’entreprise, représentants du monde culturel et experts agissant aux côtés des comités d’entreprise.

Voir en ligne : Programme de la journée

A propos de cet article

Sur l’auteur

Didier Porte

Secrétaire confédéral - Secteur juridique


Contentieux - Prud’hommes - Temps de travail - Comités d’entreprise et Comités de Groupe - Armées


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  • Lundi 23 octobre de 08h00 à 08h15

    Public Sénat
    Jean-Claude Mailly sera l’invité de Public Sénat dans l’émission « Territoires d’Infos (...)
  • Lundi 23 octobre de 19h30 à 20h00

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    Jean-Claude Mailly sera l’invité de Laurent Neumann sur BFM TV.

Éphéméride

22 octobre 1925

Mort d’Alphonse Merrheim
Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°87, daté du 28 août 1947. La classe ouvrière a donné des hommes qui se sont distingués par leur intelligence, leur intrépidité et leur volonté. Ces pionniers ont modifié la condition de vie des travailleurs par l’organisation de leurs forces (...)

Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°87, daté du 28 août 1947. 

La classe ouvrière a donné des hommes qui se sont distingués par leur intelligence, leur intrépidité et leur volonté. Ces pionniers ont modifié la condition de vie des travailleurs par l’organisation de leurs forces dispersées et en leur donnant une éducation syndicale et culturelle, Alphonse Merrhein, qui incarnait leurs aspirations, fut un de leurs guides. 

Sa vie et son activité sont inséparables de la destinée du prolétariat. Par ses qualités personnelles, Merrhein a apporté une importante contribution au développement du mouvement syndicaliste et dans l’histoire son nom est évoqué avec respect et gratitude. 

Il débuta très jeune dans la vie militante. Chaudronnier de son métier, à vingt ans il crée le syndicat de cette corporation et devient secrétaire de la Bourse du Travail à Roubaix. Très vite il se distingua par sa conscience syndicale, son ardeur et son esprit d’organisateur. Pendant quatorze ans, il se consacra au syndicalisme régional. Grâce à lui le mouvement syndicaliste du Nord fut plus fort et plus agissant.

Sa première œuvre, résultat des ses efforts, fut la fusion de la Fédération du cuivre avec celle de la Métallurgie qui constitue, en effet, une des plus belles activités de sa vie.

En 1904, devenu secrétaire de la Fédération des Métaux, Merrhein, pour servir les intérêts de la classe ouvrière, les éclairer et les guider dans leurs luttes revendicatives, publie en 1908 un essai critique sur la Métallurgie et l’organisation patronale : « Agir, dit-il, c’est vivre. Vivre, c’est lutter. Pour lutter il faut étudier et connaître les forces de l’adversaire. Cela est vrai surtout pour l’ouvrier s’il veut maintenir et augmenter son salaire, diminuer ses heures de travail. »

Ces quelques lignes démontrent à quel point Merrhein se souciait du sort des travailleurs. Il voulait rendre meilleure leur vie par des conditions matérielles plus justes et plus élevées qui leur permettraient de vivre plus dignement. 

Merrhein était aussi un pacifiste. En 1911, prévoyant le conflit mondial, il préconisa les rapports de plus en plus étroits entre les sections syndicales internationales en pensant que l’unité des travailleurs pouvait empêcher la conflagration universelle. Et lorsque la guerre éclata son humanisme pacifique ne se démentit pas. Il condamna vigoureusement la guerre avec la sincérité qui le caractérisait. Son premier soin fut de sauvegarder l’indépendance de la CGT, mais la crise apparut dans le mouvement syndicaliste, il eut cependant le courage de défendre ses opinions, ses convictions et de prendre sa responsabilité. 

En dépit des critiques véhémentes, il manifesta son opposition contre la guerre. Il écouta son cœur et sa raison et, sans égard pour lui, il mena, durant toute la guerre, une lutte acharnée pour la paix. 

Certes, la crise du syndicalisme l’avait profondément affecté, mais il ne modifia pas ses principes et ne renonça pas à son pacifisme. 

En 1917, au cours de la conférence de Clermont-Ferrand, il renouvela le principe de l’unité d’action. Et c’est au moment où la crise divise le mouvement syndicaliste que Merrhein pense de plus en plus à la reconstitution de l’unité ouvrière, dernier espoir pour la paix pour laquelle il a mené une activité enthousiaste. Bien que ses efforts pacifiques étaient jugés illusoires, il resta persuadé de l’utilité de son œuvre.

C’est au lendemain de la guerre que la classe ouvrière retrouve son unité temporaire, mais quelques années plus tard, les divergences d’idées et de méthode aboutirent à la scission du mouvement syndicaliste. Ce fut la dernière étape de sa vie militante. Malgré ces douloureux événements, il resta attaché indéfectiblement à sa foi syndicaliste. 

C’est de la révolution économique qui devait transformer le milieu social qu’il espérait le bien-être pour les travailleurs. 

Merrhein a donné quarante années de sa vie au syndicalisme français. Son mérite c’est d’avoir organisé des ouvriers sur des bases syndicales, enrayé la première crise en 1909 et lutté courageusement pour la paix, d’avoir travaillé pour une meilleure condition matérielle et sociale du prolétariat. 

Voilà la signification d’Alphonse Merrhein dans l’histoire du mouvement ouvrier. 

C’est pour servir la collectivité qu’il se perfectionna constamment et pour enrichir son savoir. 

Sensible, honnête et énergique, il est un magnifique exemple de persévérance et de foi syndicaliste.