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Robots tueurs : 1,49 million d’emplois victimes

, Michel Pourcelot

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InFOgraphie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

1,49 million d’emplois sont considérés comme « très exposés » aux mutations technologiques en France, et donc susceptibles d’être détruits, d’après un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), intitulé « Automatisation, numérisation et emploi » publié en plusieurs parties le 12 janvier et le 1er février derniers. Ils sont 3,4 millions, soit 15 % des salariés, à occuper des emplois potentiellement « automatisables », selon la note d’analyse « L’effet de l’automatisation sur l’emploi : ce qu’on sait et ce qu’on ignore » de France Stratégie publiée en juillet 2016. Ce « laboratoire de réflexion », lointain héritier du Commissariat général du Plan, avait atténué son tableau en soulignant qu’en 2013 on comptait 200 000 emplois automatisables de moins qu’en 1998 et que de plus en plus d’emplois apparaissent peu automatisables en France. Leur nombre a augmenté de 33 % en quinze ans, passant de 6,9 millions en 1998 à 9,1 millions en 2013.

Les jardiniers pas épargnés

Métiers les plus touchés selon le COE : les métiers manuels peu qualifiés. En première ligne : les agents d’entretien avec l’indice d’automatisation le plus fort, à 21%, soit 320.215 personnes. Viennent ensuite les ouvriers qualifiés des industries de process (95 545) et des ouvriers non qualifiés de la manutention (85 965), mais aussi, dans une moindre mesure, les cuisiniers, les maraîchers, les jardiniers et les viticulteurs. Si le COE affiche un chiffre moins inquiétant, il n’en précise pas moins que la moitié des emplois existants est susceptible d’évoluer, dans leur contenu, de façon significative à très importante.

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Début du génocide arménien, avec l’arrestation et l’assassinat de 600 notables à Constantinople. Les soldats arméniens sous l’uniforme turc sont désarmés, envoyés aux travaux forcés puis fusillés. En un peu plus d’un an, près d’un million (entre 800 000 et 1 250 000) d’Arméniens périssent, soit presque la moitié de la population arménienne ottomane. Les Turcs s’accordent à reconnaître un maximum de 300 000 victimes, mais refusent d’y voir une extermination planifiée et donc un génocide.

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