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Santé, social, service public : action nationale le 7 mars

, Françoise Lambert

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Mobilisation nationale des agents de la santé, de l’action sociale et de la Sécurité sociale le 8 novembre 2016. © F. BLANC

Réduction des moyens, dégradation des conditions de travail et du service public, pouvoir d’achat : la colère monte dans les secteurs de la santé, de l’action sociale, de la Sécurité sociale, et plus largement dans la fonction publique territoriale et d’État.

De nombreux secteurs professionnels et les retraités ont répondu à l’appel national à la grève et à une manifestation à Paris le 7 mars, lancé par les fédérations FO, CGT et SUD de la santé et du social. Tour d’horizon des principales revendications d’une mobilisation qui s’inscrit dans les suites du combat contre la loi Travail.

Hôpital

Alors qu’une déstructuration sans précédent est à l’œuvre avec les Groupements hospitaliers de territoire (GHT) et 3,5 milliards d’économies sur les dépenses de santé, les syndicats craignent 16 000 fermetures de lits et 22 000 suppressions de postes. Ils demandent l’abrogation de la loi Santé et de la fusion des 850 hôpitaux publics au sein de 135 GHT. Ils revendiquent des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et l’embauche des contractuels. FO réclame une revalorisation des carrières et la prise en compte du niveau de diplôme, notamment pour les professionnels de la rééducation et les infirmier(e)s-anesthésistes.

Collectivités territoriales

1 831 000 agents de la fonction publique territoriale, dont 363 000 contractuels, sont concernés par les baisses de dotations et par la réforme territoriale, qui entraîne des mobilités forcées et dégradent le service public. Comme dans la fonction publique d’État et hospitalière, les agents subissent des ralentissements de carrière en raison d’un protocole baptisé PPCR. Les revendications sont donc aussi salariales et statutaires.

Établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

3,5 milliards

C’est le montant des économies prévues sur les dépenses de santé.

Les salariés sont soumis, avec le désengagement des financeurs, à une flexibilité et une précarité croissantes. FO revendique pour tous les travailleurs sociaux et du sanitaire de meilleures conditions de travail, une hausse des salaires, des embauches en CDI et le maintien des conventions collectives nationales.

Sécurité sociale

Les employés et cadres dénoncent les mutualisations d’activités, les réductions d’effectifs, les fermetures de centres qui défont la proximité avec les assurés, aggravent les conditions de travail et allongent les délais de remboursement.

Enseignement,

culture et formation professionnelle La fédération FO dénonce notamment « l’accumulation de contre-réformes » qui détricotent les garanties statutaires et collectives.

Énergie et mines

FO et quatre autres organisations ont appelé les personnels à se mobiliser pour une négociation nationale sur les salaires.

Équipement, transports et services

Ces fonctionnaires portent des revendications communes aux trois fonctions publiques (État, territoriale, hôpital), dont l’augmentation du point d’indice, l’arrêt des suppressions de postes et des restructurations permanentes, et la défense des statuts.

Pôle emploi

Les 54 000 salariés, appelés à la grève le 6 mars par FO, CGT, SUD et FSU, refusent un projet d’accord qui organise la disparition quasi totale du métier d’indemnisation. Ils poursuivront leur mouvement le 7 mars. 

 

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Françoise Lambert

Journaliste FO Hebdo - Santé - Retraite

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